Sommet de l'UA: Douche froide pour Sarkozy à Addis-Abeba
Arrivé en Ethiopie au sommet de l'Ua, Sarkozy était allé imposer le dépeçage de la Côte d'Ivoire.Mais cette fois-ci, l'Afrique lui a donné une leçon de dignité.
L'Ua n'est pas la Cedeao que la France manipule à sa guise. Sûrement qu'après ce dernier sommet de cette organisation panafricaine à Addis-Abeba, le Président français qui s'y est invité bruyamment, se rend à l'évidence que les choses ont changé en Afrique. Plus clairement, un soleil nouveau brille sur le continent. Sarkozy y était pour défendre ou même imposer la position de Paris dans la crise ivoirienne. A savoir le départ de Gbagbo par tous les moyens, y compris l'option militaire que la France prépare en sourdine à Bouaké, la capitale de la rébellion. A défaut de se mettre officiellement au-devant, à part bien entendu les vains et ridicules ultimatums, il a presque juré d'actionner les autres chefs d'Etat africains contre Gbagbo. C'est pourquoi, il est allé à ce sommet avec une délégation de 60 personnes issues de presque tous les secteurs d'activité de la France. Diplomates, hommes d'affaires, économistes... tout y a été mis pour avoir la tête du « gênant » Gbagbo à Addis-Abeba.
A la Cedeao, un coup de fil suffit à Blaise Compaoré et à Wade pour qu'ils s'exécutent. Avec eux, il n'a donc aucun effort à faire. Ce sont justes des moins que rien. Ce qui n'est pas le cas pour le reste de l'Afrique. Surtout l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe qui ne vivent pas dans un état de dépendance vis-à -vis de la France. Sarkozy a alors mis la barre très haut. D'emblée avant le sommet, il annonce l'annulation de la dette du Malawi. Un vrai appât, étant donné que c'est le Président de ce pays Magwari Bingou Wa Mutharika qui est le Président de l'Union. Sarkozy sait aussi que depuis plusieurs années, des pays africains comme l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola frappent à la porte du Conseil de sécurité de l'Onu. Avec le Nigeria, il n'a pas de problème. Puisque Goodluck fait partie de ceux qui veulent venir faire la guerre à la Côte d'Ivoire. Sarkozy a jeté alors son dévolu sur l'Afrique du Sud et l'Angola deux géants militairement et économiquement. Et qui sont des soutiens de poids à la Côte d'Ivoire. Il a mis de ce fait sur la table de l'Ua, des propositions très alléchantes. Il s'agit entre autres, d'une réfonte de l'Onu avec l'entrée de l'Afrique au Conseil de sécurité. C'est en grande partie l'Afrique du Sud et l'Angola qui sont visés p
Arrivé en Ethiopie au sommet de l'Ua, Sarkozy était allé imposer le dépeçage de la Côte d'Ivoire.Mais cette fois-ci, l'Afrique lui a donné une leçon de dignité.
L'Ua n'est pas la Cedeao que la France manipule à sa guise. Sûrement qu'après ce dernier sommet de cette organisation panafricaine à Addis-Abeba, le Président français qui s'y est invité bruyamment, se rend à l'évidence que les choses ont changé en Afrique. Plus clairement, un soleil nouveau brille sur le continent. Sarkozy y était pour défendre ou même imposer la position de Paris dans la crise ivoirienne. A savoir le départ de Gbagbo par tous les moyens, y compris l'option militaire que la France prépare en sourdine à Bouaké, la capitale de la rébellion. A défaut de se mettre officiellement au-devant, à part bien entendu les vains et ridicules ultimatums, il a presque juré d'actionner les autres chefs d'Etat africains contre Gbagbo. C'est pourquoi, il est allé à ce sommet avec une délégation de 60 personnes issues de presque tous les secteurs d'activité de la France. Diplomates, hommes d'affaires, économistes... tout y a été mis pour avoir la tête du « gênant » Gbagbo à Addis-Abeba.
A la Cedeao, un coup de fil suffit à Blaise Compaoré et à Wade pour qu'ils s'exécutent. Avec eux, il n'a donc aucun effort à faire. Ce sont justes des moins que rien. Ce qui n'est pas le cas pour le reste de l'Afrique. Surtout l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe qui ne vivent pas dans un état de dépendance vis-à -vis de la France. Sarkozy a alors mis la barre très haut. D'emblée avant le sommet, il annonce l'annulation de la dette du Malawi. Un vrai appât, étant donné que c'est le Président de ce pays Magwari Bingou Wa Mutharika qui est le Président de l'Union. Sarkozy sait aussi que depuis plusieurs années, des pays africains comme l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola frappent à la porte du Conseil de sécurité de l'Onu. Avec le Nigeria, il n'a pas de problème. Puisque Goodluck fait partie de ceux qui veulent venir faire la guerre à la Côte d'Ivoire. Sarkozy a jeté alors son dévolu sur l'Afrique du Sud et l'Angola deux géants militairement et économiquement. Et qui sont des soutiens de poids à la Côte d'Ivoire. Il a mis de ce fait sur la table de l'Ua, des propositions très alléchantes. Il s'agit entre autres, d'une réfonte de l'Onu avec l'entrée de l'Afrique au Conseil de sécurité. C'est en grande partie l'Afrique du Sud et l'Angola qui sont visés p

