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Un Lions qui n'oublie pas Un Lions qui n'oublie pas a écrit le 26 janvier 2011 à 0h55
Deuxième défaite de Gbagbo, ADO l’avait pourtant prévenu: “Ne me force pas à t’humilier”
Publié le mardi 25 janvier 2011
© RFI

En politique, la théorie et la pratique sont deux choses très différentes. Laurent Gbagbo l’a appris à ses dépends après plus d’une trentaine d’années de carrière politique couronnée par un cinglant et cuisant échec. En effet, ce pur théoricien, viscéralement opposé aux idéaux du Président Félix Houphouët-Boigny, Père-Fondateur de la Côte d’Ivoire, après s’être présenté dans l’opposition comme le défenseur des populations défavorisées et des paysans, a été mis à l’épreuve pendant plus de dix ans après son arrivée calamiteuse au pouvoir en octobre 2000. Il a été confronté à l’épreuve de la pratique. Durant cette période, Laurent Gbagbo, pour la majorité des Ivoiriens a été la plus grande déception. A preuve, il n’a tenu aucune de ses promesses. En effet, non seulement, l’école et l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et l’école gratuite n’ont jamais pris effet comme il l’avait promis. Le comble c’est que le café et le cacao n’ont jamais été aussi vendus à 3000 F Cfa le kilogramme comme il en avait fait la promesse. Pire, il n’a pas été capable d’assurer l’intégrité de l’Etat, puisque la Côte d’Ivoire a été coupée en deux. Les Ivoiriens qui croyaient en Laurent Gbagbo qui leur demandait de dormir les deux yeux fermés, parce qu’avec lui, ils étaient en sécurité, ont été tirés de leur sommeil le 19 septembre 2002 par des crépitements d’armes automatiques. Depuis ce jour, les Ivoiriens ont compris qu’ils ne pouvaient plus avoir confiance en Laurent Gbagbo et en la politique de la refondation. En 2004, Laurent Gbagbo, ordonne à l’armée ivoirienne de bombarder le Nord du pays, « partie inutile », d’après lui. Pis, des jeunes sont utilisés comme chairs à canon pour soutenir son pouvoir. Malgré cela, aucune politique d’emploi n’a été mise en place. La corruption, le favoritisme, le népotisme et le clientélisme font rages dans les concours d’entrée à la Fonction Publique, notamment la Police, la Gendarmerie et l’Ena (Ecole Nationale d’Administration).

Incapable d’organiser les élections

Pendant, ce temps, Laurent Gbagbo, ‘’l’enfant des élections’’ ruse avec tout le monde pour ne pas tenir les échéances électorales malgré la fin de son mandat en 2005. Entre temps, le Palais présidentiel, cette Institution respectée et respectable du temps de ses prédécesseurs est souillée sous la refondation. Les emplois fictifs pléthoriques, l’abus de confiance, l’homosexualité et le racke
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