Source AFP
PARIS - "La porte est ouverte! Je vais pouvoir prendre mes fonctions", s`exclame Ali Coulibaly, nouvel ambassadeur de Côte d`Ivoire en France nommé par Alassane Ouattara, alors que vient de céder mercredi la porte de l`ambassade, fermée à clé par les partisans de Laurent Gbagbo.
"C`est un acte important après mon agrément par le gouvernement français",
ajoute tout sourire le représentant d`Alassane Dramane Ouattara, reconnu par
la communauté internationale comme le vainqueur de l`élection présidentielle
de novembre mais constesté par son rival, toujours en place au palais
présidentiel à Abidjan.
A quelques mètres de là , sous protection d`une demi-douzaine de policiers
français, un serrurier vient de faire sauter le verrou du portail de l`hôtel
particulier qui abrite l`ambassade, située non loin de l`Arc-de-Triomphe.
"On a gagné, on a gagné", crient une cinquantaine d`Ivoiriens qui attendent
depuis des heures dans le froid Ali Coulibaly, bien décidés à le soutenir face
à "l`ambassadeur rebelle", Pierre Kipré, un proche de Gbagbo.
Si les partisans d`ADO, le surnom d`Alassane Dramane Ouattara, contrôlent
déjà le trottoir devant l`ambassade, n`hésitant pas à chanter et danser, la
tension est encore vive.
Comme à Abidjan, les rumeurs se mêlent aux incertitudes: certains craignent
une action des pro-Gbagbo pour "humilier" Ali Coulibaly et "gâcher la fête",
d`autres redoutent une réaction violente des gendarmes ivoiriens supposés être
retranchés à l`intérieur.
Les partisans d`ADO sont d`autant plus furieux qu`ils avaient pris le
contrôle de l`ambassade fin décembre, avant finalement de remettre les clés au
premier conseiller, supposé assurer l`intérim, tandis que le bâtiment restait
fermé au public.
"Pour nous, avoir un ambassadeur à Paris, c`est un peu comme si Alassane
Ouattara prenait le pouvoir à Abidjan", souligne Oumar Kouyaté, un partisan
d`ADO.
Finalement, il est 12H00 (11H00 GMT) quand Ali Coulibaly peut enfin rentrer
dans la cour de l`ambassade, déserte, sous les hourras de la petite foule
surexcitée. Aucun signe des gendarmes, ni de Pierre Kipré.
"C`est symbolique en raison des liens que nous avons avec la France",
explique M. Coulibaly aux journalistes, rappelant les "liens indissolubles"
entre la Côte d`Ivoire et son ancienne puissance coloniale.
Le nouvel ambassadeur doit encore attendre une demi-heure avant de pouvoir
rentrer dans son bureau, le temps qu`on fasse aussi sauter la serrure.
Le portait du président Gbagbo n`est déj
PARIS - "La porte est ouverte! Je vais pouvoir prendre mes fonctions", s`exclame Ali Coulibaly, nouvel ambassadeur de Côte d`Ivoire en France nommé par Alassane Ouattara, alors que vient de céder mercredi la porte de l`ambassade, fermée à clé par les partisans de Laurent Gbagbo.
"C`est un acte important après mon agrément par le gouvernement français",
ajoute tout sourire le représentant d`Alassane Dramane Ouattara, reconnu par
la communauté internationale comme le vainqueur de l`élection présidentielle
de novembre mais constesté par son rival, toujours en place au palais
présidentiel à Abidjan.
A quelques mètres de là , sous protection d`une demi-douzaine de policiers
français, un serrurier vient de faire sauter le verrou du portail de l`hôtel
particulier qui abrite l`ambassade, située non loin de l`Arc-de-Triomphe.
"On a gagné, on a gagné", crient une cinquantaine d`Ivoiriens qui attendent
depuis des heures dans le froid Ali Coulibaly, bien décidés à le soutenir face
à "l`ambassadeur rebelle", Pierre Kipré, un proche de Gbagbo.
Si les partisans d`ADO, le surnom d`Alassane Dramane Ouattara, contrôlent
déjà le trottoir devant l`ambassade, n`hésitant pas à chanter et danser, la
tension est encore vive.
Comme à Abidjan, les rumeurs se mêlent aux incertitudes: certains craignent
une action des pro-Gbagbo pour "humilier" Ali Coulibaly et "gâcher la fête",
d`autres redoutent une réaction violente des gendarmes ivoiriens supposés être
retranchés à l`intérieur.
Les partisans d`ADO sont d`autant plus furieux qu`ils avaient pris le
contrôle de l`ambassade fin décembre, avant finalement de remettre les clés au
premier conseiller, supposé assurer l`intérim, tandis que le bâtiment restait
fermé au public.
"Pour nous, avoir un ambassadeur à Paris, c`est un peu comme si Alassane
Ouattara prenait le pouvoir à Abidjan", souligne Oumar Kouyaté, un partisan
d`ADO.
Finalement, il est 12H00 (11H00 GMT) quand Ali Coulibaly peut enfin rentrer
dans la cour de l`ambassade, déserte, sous les hourras de la petite foule
surexcitée. Aucun signe des gendarmes, ni de Pierre Kipré.
"C`est symbolique en raison des liens que nous avons avec la France",
explique M. Coulibaly aux journalistes, rappelant les "liens indissolubles"
entre la Côte d`Ivoire et son ancienne puissance coloniale.
Le nouvel ambassadeur doit encore attendre une demi-heure avant de pouvoir
rentrer dans son bureau, le temps qu`on fasse aussi sauter la serrure.
Le portait du président Gbagbo n`est déj

