Femme de dictateur : Elles sont souvent encore plus détestées que leur mari.
Voler de l’or comme Leila Trabelsi, appeler aux meurtres des partisans de Ouattara comme Simone Gbagbo ou trafiquer des diamants comme Grace Mugabe, les épouses de dictateurs jouent souvent un rôle central dans la vie économique et politique de leur pays.
En Tunisie, Ben Ali était honni de la grande majorité de la population tunisienne, mais une personne était sans doute encore plus détestée que lui: sa femme. Entourée de sa famille, Leila Trabelsi avait mis la main sur une grande partie des richesses du pays. Elle avait créé un véritable système familial mafieux. Elle aurait même, dans un dernier coup d’éclat, dérobé 1,5 tonne d’or dans les réserves de la Banque nationale avant de s’enfuir du pays. Un casse d’une valeur de plus de 45 millions d’euros. Si l’affaire n’a pas encore été confirmée, personne n’a été surpris par l’hypothèse, tant cela correspond au profil du personnage.
Leila Trabelsi ou Simone Gbabgo, comme d’autres, semblent incarner la femme de dictateur moderne: impliquées dans les affaires de l’Etat, sans scrupule, aussi puissantes que des ministres voire que leur mari, et donc, le plus souvent, autant détestées.
A la recherche de pouvoir et d'argent
Au fil du temps, ces femmes recherchent juste le pouvoir et l’argent, tout comme leurs maris. La femme de Milosevic, Mirjana Markovi?, dirigea ainsi le tout puissant JUL, formé en 1994, une coalition de partis de gauche, qui n’est, ni plus ni moins, pour l’auteur de Femmes de Dictateur, qu’une «grande organisation de racket». Madame Markovic, actuellement en exil en Russie, est à l’époque «le chef de mafia le plus puissant de toute la Yougoslavie».
Cette capacité à accumuler les richesses, à faire main basse sur l’économie pour ses propres profits, marquent souvent durablement les populations. Elles tombent parfois, il est vrai, dans des excès qui feraient passer Marie-Antoinette pour une bonne gestionnaire. L’ex-femme du dictateur haïtien Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier, Michele Bennett, organisait ainsi des bals somptueux dans le palais présidentiel, diffusés en direct à la télé nationale, comme le raconte un documentaire américain de 60 minutes.
Et alors que le pays était touché par la famine, elle dépensa un million de dollars en shopping à Paris, puis en demanda un second au gouvernement, qui accepta, provoquant la colère de la population. Pour qu’elle puisse porter ses manteaux de fourrures sous le climat tropical, elle fit même aménager
Voler de l’or comme Leila Trabelsi, appeler aux meurtres des partisans de Ouattara comme Simone Gbagbo ou trafiquer des diamants comme Grace Mugabe, les épouses de dictateurs jouent souvent un rôle central dans la vie économique et politique de leur pays.
En Tunisie, Ben Ali était honni de la grande majorité de la population tunisienne, mais une personne était sans doute encore plus détestée que lui: sa femme. Entourée de sa famille, Leila Trabelsi avait mis la main sur une grande partie des richesses du pays. Elle avait créé un véritable système familial mafieux. Elle aurait même, dans un dernier coup d’éclat, dérobé 1,5 tonne d’or dans les réserves de la Banque nationale avant de s’enfuir du pays. Un casse d’une valeur de plus de 45 millions d’euros. Si l’affaire n’a pas encore été confirmée, personne n’a été surpris par l’hypothèse, tant cela correspond au profil du personnage.
Leila Trabelsi ou Simone Gbabgo, comme d’autres, semblent incarner la femme de dictateur moderne: impliquées dans les affaires de l’Etat, sans scrupule, aussi puissantes que des ministres voire que leur mari, et donc, le plus souvent, autant détestées.
A la recherche de pouvoir et d'argent
Au fil du temps, ces femmes recherchent juste le pouvoir et l’argent, tout comme leurs maris. La femme de Milosevic, Mirjana Markovi?, dirigea ainsi le tout puissant JUL, formé en 1994, une coalition de partis de gauche, qui n’est, ni plus ni moins, pour l’auteur de Femmes de Dictateur, qu’une «grande organisation de racket». Madame Markovic, actuellement en exil en Russie, est à l’époque «le chef de mafia le plus puissant de toute la Yougoslavie».
Cette capacité à accumuler les richesses, à faire main basse sur l’économie pour ses propres profits, marquent souvent durablement les populations. Elles tombent parfois, il est vrai, dans des excès qui feraient passer Marie-Antoinette pour une bonne gestionnaire. L’ex-femme du dictateur haïtien Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier, Michele Bennett, organisait ainsi des bals somptueux dans le palais présidentiel, diffusés en direct à la télé nationale, comme le raconte un documentaire américain de 60 minutes.
Et alors que le pays était touché par la famine, elle dépensa un million de dollars en shopping à Paris, puis en demanda un second au gouvernement, qui accepta, provoquant la colère de la population. Pour qu’elle puisse porter ses manteaux de fourrures sous le climat tropical, elle fit même aménager

