On saura plus tard que ce sont tes gendarmes qui ont tué des supposés partisans de Ouattara qui avait réclamé la reprise de l’élection. Ensuite tu refuses le droit au même Ouattara d’être député chez lui à Kong, au motif qu’il est étranger. Et pourtant tu t’étais allié à lui contre Bédié, et tu avais même dit que tu porterais plainte contre quiconque dirait qu’il était étranger. Passons. De nombreuses personnes sont tuées dans cette histoire, et de nombreuses femmes violées. Et Simone, la femme que tu avais épousée après la Française, dira, au grand étonnement de tout le monde « mais qu’est-ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues, ces femmes ? » Il est vrai qu’elle ne risquait pas d’être violée, elle, vu son physique de catcheur, et son visage pas du tout avenant, mais tout de même ! Je sais, tu m’as déjà dit que c’était la combattante que tu aimais en elle. C’est pour cela sans doute que tu t’es dépêché d’aller épouser la belle Nady Bamba dès que tu es devenu président. Même si les lois de ton pays ne permettent pas la polygamie. Mais en Afrique, le président peut se permettre tout. C’est pour cela que tu as voulu être président.
Laurent, nous sommes entre nous. Nous sommes à l’heure des confidences. Avoue que tu as beaucoup pillé l’économie de ton pays, pour enrichir ton clan. Tu ne peux pas le nier, parce que vous ne vous cachiez pas. Tu te souviens de tes voitures de grand luxe dans lesquelles tu aimais te pavaner comme un parvenu ? Tu te souviens aussi de tes dents que tu es allé faire refaire au Maroc, et que tu es venu nous exhiber à la télé ? Ce qui fait beaucoup moins sourire, Laurent, c’est que tu as aussi beaucoup tué. Il n’y a pas eu une seule manifestation sur laquelle tu n’as pas fait ouvrir le feu. En mars 2004, on a compté plus de 120 morts. Quand la rébellion que tu n’as pas su éviter est arrivée, il y a eu les escadrons de la mort dont j’ai parlé plus haut. Tu as accusé les Français d’être derrière la rébellion, et tu t’es présenté à tes partisans comme un résistant, un libérateur, un décolonisateur. Certains ont cru en ça et continuent d’y croire. Mais les grands groupes français n’ont jamais fait d’aussi bonnes affaires en Côte d’Ivoire que sous toi, le décolonisateur.
Venons-en à cette élection qui nous retient en cette nuit. Ton peuple a attendu cinq ans que tu veuilles bien l’organiser. Tu disais à ceux qui s’impatientaient que tu voulais l’élection la plus propre, la plus transparente, pour que personne ne la conteste après. Et c’est pour en assurer cette transparen
Laurent, nous sommes entre nous. Nous sommes à l’heure des confidences. Avoue que tu as beaucoup pillé l’économie de ton pays, pour enrichir ton clan. Tu ne peux pas le nier, parce que vous ne vous cachiez pas. Tu te souviens de tes voitures de grand luxe dans lesquelles tu aimais te pavaner comme un parvenu ? Tu te souviens aussi de tes dents que tu es allé faire refaire au Maroc, et que tu es venu nous exhiber à la télé ? Ce qui fait beaucoup moins sourire, Laurent, c’est que tu as aussi beaucoup tué. Il n’y a pas eu une seule manifestation sur laquelle tu n’as pas fait ouvrir le feu. En mars 2004, on a compté plus de 120 morts. Quand la rébellion que tu n’as pas su éviter est arrivée, il y a eu les escadrons de la mort dont j’ai parlé plus haut. Tu as accusé les Français d’être derrière la rébellion, et tu t’es présenté à tes partisans comme un résistant, un libérateur, un décolonisateur. Certains ont cru en ça et continuent d’y croire. Mais les grands groupes français n’ont jamais fait d’aussi bonnes affaires en Côte d’Ivoire que sous toi, le décolonisateur.
Venons-en à cette élection qui nous retient en cette nuit. Ton peuple a attendu cinq ans que tu veuilles bien l’organiser. Tu disais à ceux qui s’impatientaient que tu voulais l’élection la plus propre, la plus transparente, pour que personne ne la conteste après. Et c’est pour en assurer cette transparen

