A la Une : bruits de bottes en Côte d’Ivoire
Cela fait maintenant presque deux mois que la situation politique est bloquée dans le pays… Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara : deux présidents pour une même nation. Les différentes pressions et médiations de la communauté internationales n’ont rien donné. Laurent Gbagbo joue sur le temps, sur l’usure… Alassane Ouattara, lui, est piégé à l’Hôtel du Golf, et il hausse le ton. Dans un entretien accordé au quotidien français La Croix ce jeudi, et repris déjà notamment dans les colonnes de L’Intelligent, le président reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale est catégorique :
« l’intervention militaire est déjà prévue, organisée. Elle sera programmée, affirme-t-il. J’ai parlé avec le président nigérian Goodluck Jonathan dimanche, il m’a assuré de sa détermination. C’est pour cela que les chefs d’état-major des pays de la Cédéao se sont réunis mardi à Bamako, poursuit Alassane Ouattara. Des arrangements sont en cours pour qu’ils aillent faire des reconnaissances à Bouaké, qui sera peut-être le centre de regroupement des soldats.
La Côte d’Ivoire ne peut pas continuer comme ça, s’exclame-t-il, avec ce monsieur qui se prend pour un président. C’est un clown, et c’est tragique pour notre pays. »
Alassane Ouattara s’explique longuement aussi dans Libération. Même discours : « Laurent Gbagbo fera l’objet d’un recours à la force », affirme-t-il.
Concentration militaire à Bouaké
Alors, en effet, ce matin la presse ivoirienne rapporte des mouvements de troupes dans ville de Bouaké, dans le nord, contrôlée par l’ex-rébellion. « Aéroport de Bouaké - Comment se prépare le débarquement de l’Ecomog », titre le quotidien Nord-Sud qui remarque de nombreux déplacements dans la ville des forces onusiennes et de la force Licorne depuis ces derniers jours. Pour le journal, « même si aucun officiel ne veut se prononcer sur le sujet, les observateurs pensent que ces mouvements militaires, en cours, ont un lien avec l’arrivée de l’Ecomog, la force sous-régionale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dont la mission essentielle sera de déloger le président sortant Laurent Gbagbo. »
Cela fait maintenant presque deux mois que la situation politique est bloquée dans le pays… Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara : deux présidents pour une même nation. Les différentes pressions et médiations de la communauté internationales n’ont rien donné. Laurent Gbagbo joue sur le temps, sur l’usure… Alassane Ouattara, lui, est piégé à l’Hôtel du Golf, et il hausse le ton. Dans un entretien accordé au quotidien français La Croix ce jeudi, et repris déjà notamment dans les colonnes de L’Intelligent, le président reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale est catégorique :
« l’intervention militaire est déjà prévue, organisée. Elle sera programmée, affirme-t-il. J’ai parlé avec le président nigérian Goodluck Jonathan dimanche, il m’a assuré de sa détermination. C’est pour cela que les chefs d’état-major des pays de la Cédéao se sont réunis mardi à Bamako, poursuit Alassane Ouattara. Des arrangements sont en cours pour qu’ils aillent faire des reconnaissances à Bouaké, qui sera peut-être le centre de regroupement des soldats.
La Côte d’Ivoire ne peut pas continuer comme ça, s’exclame-t-il, avec ce monsieur qui se prend pour un président. C’est un clown, et c’est tragique pour notre pays. »
Alassane Ouattara s’explique longuement aussi dans Libération. Même discours : « Laurent Gbagbo fera l’objet d’un recours à la force », affirme-t-il.
Concentration militaire à Bouaké
Alors, en effet, ce matin la presse ivoirienne rapporte des mouvements de troupes dans ville de Bouaké, dans le nord, contrôlée par l’ex-rébellion. « Aéroport de Bouaké - Comment se prépare le débarquement de l’Ecomog », titre le quotidien Nord-Sud qui remarque de nombreux déplacements dans la ville des forces onusiennes et de la force Licorne depuis ces derniers jours. Pour le journal, « même si aucun officiel ne veut se prononcer sur le sujet, les observateurs pensent que ces mouvements militaires, en cours, ont un lien avec l’arrivée de l’Ecomog, la force sous-régionale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dont la mission essentielle sera de déloger le président sortant Laurent Gbagbo. »

