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MISSIPO MISSIPO a écrit le 18 janvier 2011 à 21h46
Objet : Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu en 2007 : “LA CERTIFICATION NE SAURAIT SE SUBSTITUER AUX INSTITUTIONS NATIONALES”





Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu en 2007 : “LA CERTIFICATION NE SAURAIT SE SUBSTITUER AUX INSTITUTIONS NATIONALES”


Écrit par FERRO M. BALLY Mardi 18 Janvier 2011 06:00

Le Président angolais a mis les pieds dans le plat en recevant récemment les membres du corps diplomatique accrédité à Luanda, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an. Eduardo Dos Santos a ouvertement accusé Young-jin Choi, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, d’avoir «induit en erreur la communauté internationale tout entière».

L’imbroglio juridique dans lequel le pays se trouve plongé depuis le second tour de la présidentielle, est né, en effet, de l’ingérence de Choi dans la gestion du processus électoral. Car, au lieu d’observer et rendre compte, il a outrepassé son mandat de certificateur. Il s’est substitué au Conseil constitutionnel pour juger et valider les résultats définitifs de la présidentielle. Parce que, comme le croit Youssouf Bakayoko, président de la Cei, «le certificateur aurait le dernier mot et sa parole serait au-dessus de celle du Conseil constitutionnel».

Cette sortie du président de la Cei est destinée à couvrir le coup d’Etat électoral. Aucune résolution n’a placé la Côte d’Ivoire sous mandat onusien. Aucun texte, par conséquent, ne vide les institutions nationales de leurs prérogatives au profit de l’Onu et à plus forte raison du représentant, fût-il spécial, du Secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire.

Le 14 mai 2007, devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a demandé l’annulation du poste de Haut représentant des Nations unies pour les élections en Côte d’Ivoire qui était assuré par Gérard Stoudmann. Il proposait, sur ses ruines, la certification pour rassurer les acteurs politiques. Dans son rapport, il a clairement indiqué que ce rôle ne vient pas remplacer les institutions nationales compétentes. «Le rôle de certification des Nations Unies ne saurait se substituer aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne la certification des différents aspects du processus électoral, mais il vient se greffer sur ces prérogatives», a-t-il défendu pour mettre les points sur les «i» au point qu’il s’étonner de la crise artificielle que Choi a créée (lire encadré). Les missions du certificateur sont celles de l’ex-Hau
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