F.S. : Comment sortir de la crise post électorale selon vous ?
A.D. : Le vrai problème, c'est le désarmement. Le problème de la Côte d'Ivoire, c'est ça. Le fait qu'une faction tienne des hommes armés au nord. L'accord de Ouagadougou en 2007 précisait très bien qu'il fallait un désarmement total deux mois avant les élections. Cela n'a jamais été respecté et on nous a forcé la main pour les élections. Le Président Gbagbo a reçu des pressions fortes pour accepter d'y aller. L'ONU disait : « Ceux qui ne veulent pas des élections seront sanctionnés, etc. » J'ai eu Suzanne Rice au téléphone la semaine dernière et je lui ai demandé si elle se souvenait de ce que je lui avais dit en mars : «Oui». Je lui ai déclaré : «Vous êtes en grande partie responsable de ce qui se passe ici parce que vous avez humilié Monsieur Choï (émissaire de l'ONU) qui avait fait un rapport très clair : ''On ne peut pas faire d'élections sans réunification'' ; et vous l'avez traité de pro-Gbagbo. Et je vous avais dit, dans un discours, que vous ne deviez pas faire des élections un dogme. Nous avons deux objectifs : c'est la paix et la réconciliation. Pas des élections pour des élections».
Mais ils avaient déjà leur calendrier et des résultats préfabriqués. Ils ont obligé le Président de la Commission électorale indépendante à donner des chiffres préparés par Paris parce que le Président Sarkozy s'est occupé de façon grossière des chiffres de l'élection. L'ONU comme la France se sont transformés en agent de déstabilisation en acceptant de se substituer à l'Etat ivoirien. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a accepté des thèses racistes au lieu d'être un agent de paix. C'est triste pour l'ONU et la France.
F.S. : Que répondez-vous aux accusations d'exactions commises par le pouvoir dont vous êtes un des principaux ministres ?
A.D. : Attendez ! Il y a eu une trentaine de policiers et de militaires tués par des rebelles ! Une part a été tuée à Abobo et Anyama, communes au nord d'Abidjan en proie à de violents combats entre forces de sécurité pro-Gbagbo et civils pro-Ouattara). Quand on parle de Droits de l'Homme cela s'applique à tout le monde. A moins que l'on me dise que les policiers et les militaires ne sont pas des hommes!
Les rebelles sont en civil et attaquent les quartiers d'Abobo et d'Anyama. Ils sont sur la ville et sont armés en prévision de cela, de ce qui s'est passé.
F.S. : Est-ce que l'on peut craindre une partition voire une guerre civile en Côte d'Ivoire ?
A.D. : Non.
A.D. : Le vrai problème, c'est le désarmement. Le problème de la Côte d'Ivoire, c'est ça. Le fait qu'une faction tienne des hommes armés au nord. L'accord de Ouagadougou en 2007 précisait très bien qu'il fallait un désarmement total deux mois avant les élections. Cela n'a jamais été respecté et on nous a forcé la main pour les élections. Le Président Gbagbo a reçu des pressions fortes pour accepter d'y aller. L'ONU disait : « Ceux qui ne veulent pas des élections seront sanctionnés, etc. » J'ai eu Suzanne Rice au téléphone la semaine dernière et je lui ai demandé si elle se souvenait de ce que je lui avais dit en mars : «Oui». Je lui ai déclaré : «Vous êtes en grande partie responsable de ce qui se passe ici parce que vous avez humilié Monsieur Choï (émissaire de l'ONU) qui avait fait un rapport très clair : ''On ne peut pas faire d'élections sans réunification'' ; et vous l'avez traité de pro-Gbagbo. Et je vous avais dit, dans un discours, que vous ne deviez pas faire des élections un dogme. Nous avons deux objectifs : c'est la paix et la réconciliation. Pas des élections pour des élections».
Mais ils avaient déjà leur calendrier et des résultats préfabriqués. Ils ont obligé le Président de la Commission électorale indépendante à donner des chiffres préparés par Paris parce que le Président Sarkozy s'est occupé de façon grossière des chiffres de l'élection. L'ONU comme la France se sont transformés en agent de déstabilisation en acceptant de se substituer à l'Etat ivoirien. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a accepté des thèses racistes au lieu d'être un agent de paix. C'est triste pour l'ONU et la France.
F.S. : Que répondez-vous aux accusations d'exactions commises par le pouvoir dont vous êtes un des principaux ministres ?
A.D. : Attendez ! Il y a eu une trentaine de policiers et de militaires tués par des rebelles ! Une part a été tuée à Abobo et Anyama, communes au nord d'Abidjan en proie à de violents combats entre forces de sécurité pro-Gbagbo et civils pro-Ouattara). Quand on parle de Droits de l'Homme cela s'applique à tout le monde. A moins que l'on me dise que les policiers et les militaires ne sont pas des hommes!
Les rebelles sont en civil et attaquent les quartiers d'Abobo et d'Anyama. Ils sont sur la ville et sont armés en prévision de cela, de ce qui s'est passé.
F.S. : Est-ce que l'on peut craindre une partition voire une guerre civile en Côte d'Ivoire ?
A.D. : Non.

