C'est Paris qui a décidé des résultats de l'élection en faisant fi des résultats de l'élection. On n’imagine pas qu'en France ou dans un autre pays, on fasse accepter des résultats provisoires annoncés dans le QG de campagne des agresseurs. Avec, en plus, seulement le Président de cette commission présent sans les autres membres de la commission ! L'ambassadeur des Etats-Unis était assis là la semaine dernière et il m'a dit : «Ne résistez pas ! Les résultats seront acceptés par l'Union africaine et les autres Etats». Pour nous, c'est hors de question.
F.S. : Quel rôle jouent les Américains dans cette crise ?
A.D. : Il y a des choses que l'on saura après. L'ambassadeur américain et Alassane Dramane Ouattara se connaissent. On nous a dit également que Suzanne Rice a été la lobbyiste d'Alassane Dramane Ouattara avant qu'elle ne vienne aux affaires. Mais... Mais le Président Obama s'est ravisé. Il ne veut plus continuer dans le sens de la France. Nous lui avons expliqué la situation ici et il ne veut plus suivre Sarkozy.
F.S. : Comment sortir de la crise post électorale selon vous ?
A.D. : Le vrai problème, c'est le désarmement. Le problème de la Côte d'Ivoire, c'est ça. Le fait qu'une faction tienne des hommes armés au nord. L'accord de Ouagadougou en 2007 précisait très bien qu'il fallait un désarmement total deux mois avant les élections. Cela n'a jamais été respecté et on nous a forcé la main pour les élections. Le Président Gbagbo a reçu des pressions fortes pour accepter d'y aller. L'ONU disait : « Ceux qui ne veulent pas des élections seront sanctionnés, etc. » J'ai eu Suzanne Rice au téléphone la semaine dernière et je lui ai demandé si elle se souvenait de ce que je lui avais dit en mars : «Oui». Je lui ai déclaré : «Vous êtes en grande partie responsable de ce qui se passe ici parce que vous avez humilié Monsieur Choï (émissaire de l'ONU) qui avait fait un rapport très clair : ''On ne peut pas faire d'élections sans réunification'' ; et vous l'avez traité de pro-Gbagbo. Et je vous avais dit, dans un discours, que vous ne deviez pas faire des élections un dogme. Nous avons deux objectifs : c'est la paix et la réconciliation. Pas des élections pour des élections».
Mais ils avaient déjà leur calendrier et des résultats préfabriqués. Ils ont obligé le Président de la Commission électorale indépendante à donner des chiffres préparés par Paris parce que le Président Sarkozy s'est occupé de façon grossière des chiffres de l'élection. L'ONU comme la France
F.S. : Quel rôle jouent les Américains dans cette crise ?
A.D. : Il y a des choses que l'on saura après. L'ambassadeur américain et Alassane Dramane Ouattara se connaissent. On nous a dit également que Suzanne Rice a été la lobbyiste d'Alassane Dramane Ouattara avant qu'elle ne vienne aux affaires. Mais... Mais le Président Obama s'est ravisé. Il ne veut plus continuer dans le sens de la France. Nous lui avons expliqué la situation ici et il ne veut plus suivre Sarkozy.
F.S. : Comment sortir de la crise post électorale selon vous ?
A.D. : Le vrai problème, c'est le désarmement. Le problème de la Côte d'Ivoire, c'est ça. Le fait qu'une faction tienne des hommes armés au nord. L'accord de Ouagadougou en 2007 précisait très bien qu'il fallait un désarmement total deux mois avant les élections. Cela n'a jamais été respecté et on nous a forcé la main pour les élections. Le Président Gbagbo a reçu des pressions fortes pour accepter d'y aller. L'ONU disait : « Ceux qui ne veulent pas des élections seront sanctionnés, etc. » J'ai eu Suzanne Rice au téléphone la semaine dernière et je lui ai demandé si elle se souvenait de ce que je lui avais dit en mars : «Oui». Je lui ai déclaré : «Vous êtes en grande partie responsable de ce qui se passe ici parce que vous avez humilié Monsieur Choï (émissaire de l'ONU) qui avait fait un rapport très clair : ''On ne peut pas faire d'élections sans réunification'' ; et vous l'avez traité de pro-Gbagbo. Et je vous avais dit, dans un discours, que vous ne deviez pas faire des élections un dogme. Nous avons deux objectifs : c'est la paix et la réconciliation. Pas des élections pour des élections».
Mais ils avaient déjà leur calendrier et des résultats préfabriqués. Ils ont obligé le Président de la Commission électorale indépendante à donner des chiffres préparés par Paris parce que le Président Sarkozy s'est occupé de façon grossière des chiffres de l'élection. L'ONU comme la France

