Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères : "Obama ne veut plus suivre la France"
La crise post électorale, le rôle néfaste de Nicolas Sarkozy, Suzanne Rice et de l'ONU dans cette situation, le financement de la rébellion armée, les Français résidant en Côte d’Ivoire…
Notre voie
Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, S.E.M. Alcide Djédjé, a accordé une interview au quotidien français France-Soir, dans son édition de vendredi dernier. La crise post électorale, le rôle néfaste de Nicolas Sarkozy, Suzanne Rice et de l’ONU dans cette situation, le financement de la rébellion armée, les Français résidant en Côte d’Ivoire…, autant de sujets que le chef de la diplomatie ivoirienne a abordés sans faux-fuyants. Nous vous proposons l’intégralité de ce «questions-réponses»
France-Soir : Que reprochez-vous à la France ?
Alcide Djédjé : Ce que nous reprochons, c'est que tout ce qui se passe a été orchestré depuis le début par Paris ! C'est une volonté de règne. C'est un esprit de colon. L'idée est de bien montrer que la Côte d'Ivoire est considérée par la France comme une colonie. C'est la même volonté aujourd'hui que celle de Jacques Chirac en 2002 qui continue.
F.S. : Qui a financé la rébellion ?
A.D. : Ce n'est pas un parti politique qui peut se financer des armes avec les seules cotisations. Un parti politique ne monte pas une rébellion. Il y a eu énormément d'appuis extérieurs qui ont fait qu'en 2002, la rébellion a été créée et entretenue. Depuis, cette force a la volonté farouche de ne pas désarmer. Malheureusement, une organisation comme celle des Nations unies continue de servir d'officier pour maintenir cette division en couvrant tout ça. La France veut continuer de gagner de l'argent sur la Côte d'Ivoire comme au temps colonial et continuer à placer des copains. Ouattara et son épouse sont les amis du Président Sarkozy. C'est quand même plus commode pour eux d'avoir celui-ci au pouvoir à la tête de la Côte d'Ivoire. Ils font fi de ce que cela peut coûter à la Côte d'Ivoire : les morts et les humiliations. Tout ça n'est pas important pour eux. Ils ont mis ainsi à disposition de l'opposition tous les médias, les réseaux d'argent, etc.
C'est Paris qui a décidé des résultats de l'élection en faisant fi des résultats de l'élection. On n’imagine pas qu'en France ou dans un autre pays, on fasse accepter des résultats provisoires annoncés dans le QG de campagne des agresseurs. Avec, en plus, seulement le Président de cette commission présent sans les
La crise post électorale, le rôle néfaste de Nicolas Sarkozy, Suzanne Rice et de l'ONU dans cette situation, le financement de la rébellion armée, les Français résidant en Côte d’Ivoire…
Notre voie
Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, S.E.M. Alcide Djédjé, a accordé une interview au quotidien français France-Soir, dans son édition de vendredi dernier. La crise post électorale, le rôle néfaste de Nicolas Sarkozy, Suzanne Rice et de l’ONU dans cette situation, le financement de la rébellion armée, les Français résidant en Côte d’Ivoire…, autant de sujets que le chef de la diplomatie ivoirienne a abordés sans faux-fuyants. Nous vous proposons l’intégralité de ce «questions-réponses»
France-Soir : Que reprochez-vous à la France ?
Alcide Djédjé : Ce que nous reprochons, c'est que tout ce qui se passe a été orchestré depuis le début par Paris ! C'est une volonté de règne. C'est un esprit de colon. L'idée est de bien montrer que la Côte d'Ivoire est considérée par la France comme une colonie. C'est la même volonté aujourd'hui que celle de Jacques Chirac en 2002 qui continue.
F.S. : Qui a financé la rébellion ?
A.D. : Ce n'est pas un parti politique qui peut se financer des armes avec les seules cotisations. Un parti politique ne monte pas une rébellion. Il y a eu énormément d'appuis extérieurs qui ont fait qu'en 2002, la rébellion a été créée et entretenue. Depuis, cette force a la volonté farouche de ne pas désarmer. Malheureusement, une organisation comme celle des Nations unies continue de servir d'officier pour maintenir cette division en couvrant tout ça. La France veut continuer de gagner de l'argent sur la Côte d'Ivoire comme au temps colonial et continuer à placer des copains. Ouattara et son épouse sont les amis du Président Sarkozy. C'est quand même plus commode pour eux d'avoir celui-ci au pouvoir à la tête de la Côte d'Ivoire. Ils font fi de ce que cela peut coûter à la Côte d'Ivoire : les morts et les humiliations. Tout ça n'est pas important pour eux. Ils ont mis ainsi à disposition de l'opposition tous les médias, les réseaux d'argent, etc.
C'est Paris qui a décidé des résultats de l'élection en faisant fi des résultats de l'élection. On n’imagine pas qu'en France ou dans un autre pays, on fasse accepter des résultats provisoires annoncés dans le QG de campagne des agresseurs. Avec, en plus, seulement le Président de cette commission présent sans les

