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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 17 janvier 2011 à 15h02
COTE D’IVOIRE
L’OPTION DE LA GUERRE CONTRE LE REGIME GBAGBO
AURA-T-ELLE ETE FINALEMENT CONTRE-PERFORMANTE ?

Quand on examine rétrospectivement les choses, on a des raisons de se demander si la « communauté internationale », emmenée par Sarkozy et Obama, a eu raison d’appuyer à mort sur le champignon de la guerre contre la Côte d’Ivoire pour débarquer Laurent Gbagbo.
En effet, plus d’un mois après cette saillie, on en est toujours au point de départ : Laurent Gbagbo, « pas moyen bouger » ! Pire, son autre Dieu,
c’est-à-dire le temps, a fini par émousser un peu les ardeurs des va-t-en-guerre en laissant émerger certaines données qui confortent la position du président élu Gbagbo. Ce dernier vaque à ses obligations de
chef de l’Etat sans tambours ni trompettes. On vient d’annoncer un budget de près de 3.000 milliards de FCFA (2.907 milliards de FCFA précisément), donc plus élevé que l’an passé et d’affirmer que les salaires seront payés rubis sur l’ongle tout comme une partie de la dette intérieure du pays. Qui dit mieux ?

Si on fait le point, de deux choses l’une.
D’abord, la France et les USA ont pu agiter la menace de la guerre rien que pour faire peur à Laurent Gbagbo afin qu’il décampe de son pays. Si telle était l’intention, il faut reconnaître qu’il y a eu méprise sur l’homme. Le temps passé



par ce dernier dans l’Opposition, comme depuis 2000 où il a accédé au pouvoir, montrant sa capacité de résistance à la coalition internationale liguée contre lui, n’aura pas suffi à convaincre qu’on avait
affaire à un être exceptionnel dont les convictions ne pouvaient être ébranlées ni par les menaces ni par l’usage de la force. On a donc fait chou blanc car ni ces jurements de l’écarter par la force, ni les offres financières pour qu’il accepte un exil doré, n’auront eu pour effet de le faire bouger d’un iota de ses positions.


Ensuite, peut-être que cette menace a été brandie parce qu’on entendait effectivement convaincre les Etats africains d’aller vite fait-bien fait, corriger cette forte tête et l’extraire du pays pour l’envoyer moisir dans une cellule de La Haye. Mais là aussi, on se retrouve le bec dans l’eau puisque malgré les harangues de la CEDEAO et de bien d’autres, et en dépit de l’appel à la curée, on n’a pas vu un commencement de mise en route de l’expédition punitive contre l’homme de Mama.
Merci de patienter...
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