. Les Etats membres du Conseil de sécurité se sont donné quelques jours de reflexion pour s`accorder sur un texte final. Selon un observateur joint au téléphone hier dimanche 16 janvier 2011 pour commenter la mésentente à l`Onu, l`attitude de la Russie et de la Chine ne viserait pas à bloquer le projet de résolution, mais à neutraliser son impact sur le régime Gbagbo. En clair, cette résolution finira par sortir, mais elle serait redigée dans des termes plus atténués et prendrait des décisions qui n`empêchent pas Laurent Gbagbo d`être assis au palais. Bien que rejeté par une bonne partie de la communauté internationale, le président proclamé par le Conseil constitutionnel continue cependant de bénéficier de ces soutiens (Russie, Chine, Brésil, Afrique du Sud...) au niveau de l`Onu pour se repositionner. Dans les instances de décision africaines, notamment la Cedeao et l`Union africaine (Ua), c`est le même constat. Gbagbo n`est pas seul, du moins plus maintenant. L`organisation sous-régionale qui est chargée de conduire cette opération militaire contre Laurent Gbagbo, peine à trouver un consensus autour de l`intervention militaire. Une réunion des chefs d`état-majors des armées de la Cedeao est prévue à cet effet aujourd`hui à Bamako. Des Etats de l`organisation régionale comme le Ghana, la Guinée et la Guinée Bissau ont ouvertement déclaré leur opposition à cette solution des armes. D`autres comme le Tchad, l`Angola au niveau africain, ne veulent pas en entendre parler. Cette bataille semble donc tourner en faveur de Laurent Gbagbo, en tout cas pour le moment. Hier, une personne qui n`avait pas de voix sur la scène internationale, il a aujourd`hui de fervents défenseurs, prêts à plaider sa cause partout où il y a besoin.
Au niveau de la bataille pour le contrôle des ressources financières de l`Etat, Laurent Gbagbo peut également souffler. L`étranglement financier qui lui était reservé à partir de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de l`ouest, connait des difficultés. En tout cas, la main mise d`Alassane Ouattara, reconnu comme président par la communauté internationale, sur les comptes ivoiriens de la Bceao, n`est encore que théorique. Certes le conseil des ministres de l`Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) a reconnu le 23 décembre dernier à Bissau, que la signature doit être accordée au ministre des finances d`Alassane Ouattara, mais Charles Diby Koffi n`a pas encore la possibilité d`opérer sur les comptes de la Bceao. Une situation gênante qui n`a pas manqué de faire réagir le
Au niveau de la bataille pour le contrôle des ressources financières de l`Etat, Laurent Gbagbo peut également souffler. L`étranglement financier qui lui était reservé à partir de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de l`ouest, connait des difficultés. En tout cas, la main mise d`Alassane Ouattara, reconnu comme président par la communauté internationale, sur les comptes ivoiriens de la Bceao, n`est encore que théorique. Certes le conseil des ministres de l`Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) a reconnu le 23 décembre dernier à Bissau, que la signature doit être accordée au ministre des finances d`Alassane Ouattara, mais Charles Diby Koffi n`a pas encore la possibilité d`opérer sur les comptes de la Bceao. Une situation gênante qui n`a pas manqué de faire réagir le

