Ban Ki-moon lui promet aussitôt d’instruire Choï à Abidjan pour «régler l’affaire». Effectivement, quelques minutes après, Young Jin Choï, sûrement actionné par son patron depuis New York, appelle Thabo Mbeki par quatre fois, successivement.
Premier coup de fil :
«Je pense que l’ambassadeur de France peut nous aider». Deuxième coup de fil : «Selon l’ambassadeur de France, c’est l’ambassadeur des USA qui pourrait décanter la question ». Troisième coup de fil : «Selon l’ambassadeur des USA, c’est Soro Guillaume qui peut organiser la rencontre». Dernier coup de fil de Choï à Thabo Mbeki : «Monsieur le Président, Soro dit que M. Bakayoko est prêt à vous recevoir au Golf Hôtel». C’est donc au QG de Ouattara que la rencontre a eu lieu entre Mbeki et Bakayoko. Selon nos sources, dans le rapport qu’il a déposé à l’UA, Thabo Mbeki, l’envoyé de Jean Ping, a décrit, avec la rigueur qu’on lui connaît, cette séquestration de Youssouf Bakayoko par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis depuis la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 décembre 2010.
Comment Philip Carter III peut-il nier sa participation à une forfaiture aussi grossière et difficile à cacher?
Peut-être croit-il que les services de renseignement ne fonctionnent pas en Afrique. Il s’est alors mis le doigt dans le nez. Comme un gamin.
Premier coup de fil :
«Je pense que l’ambassadeur de France peut nous aider». Deuxième coup de fil : «Selon l’ambassadeur de France, c’est l’ambassadeur des USA qui pourrait décanter la question ». Troisième coup de fil : «Selon l’ambassadeur des USA, c’est Soro Guillaume qui peut organiser la rencontre». Dernier coup de fil de Choï à Thabo Mbeki : «Monsieur le Président, Soro dit que M. Bakayoko est prêt à vous recevoir au Golf Hôtel». C’est donc au QG de Ouattara que la rencontre a eu lieu entre Mbeki et Bakayoko. Selon nos sources, dans le rapport qu’il a déposé à l’UA, Thabo Mbeki, l’envoyé de Jean Ping, a décrit, avec la rigueur qu’on lui connaît, cette séquestration de Youssouf Bakayoko par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis depuis la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 décembre 2010.
Comment Philip Carter III peut-il nier sa participation à une forfaiture aussi grossière et difficile à cacher?
Peut-être croit-il que les services de renseignement ne fonctionnent pas en Afrique. Il s’est alors mis le doigt dans le nez. Comme un gamin.

