En Côte d'Ivoire, les électeurs se sont prononcés au cours de l'élection qui a probablement été la plus surveillée du monde. Je ne sais plus combien de journaliste et d'observateurs sont venus en Côte d'Ivoire à cette occasion. Laurent Gbagbo avait dit qu'il voulait des élections propres et transparentes, tellement propres que personne n'aurait à en contester les résultats. Il nous a ainsi promenés pendant cinq ans, sous le motif qu'il fallait patienter pour que personne ne se plaigne après. Et pour cela, il a demandé à l'ONU de certifier toutes les étapes du scrutin, de l'enrôlement sur les listes électorales aux résultats définitifs. Ce que l'ONU a fait. Et nous avons patienté. Certains d'entre nous ont perdu la vie dans cette attente, tombés sous les balles des tueurs de Gbagbo, lorsqu'une étape ne lui convenait pas et que quelqu'un protestait.

