Soudain Africa 24, une chaîne d’informations, diffuse des images de Paul Biya, le président camerounais au pouvoir depuis 1982, prononçant un discours d’une voix si faible qu’on croirait qu’il va s’écrouler sur son pupitre. « Tous nos chefs d’Etat ont été mis en place par la France, soutient Anémone. Les pays africains sont vraiment la propriété de la France. Et la situation en Côte d’Ivoire en est la preuve avec le soutien de la France à Ouattara. »
Pour Aristide, le premier responsable de la situation actuelle est l’égo de Ouattara : « Cela fait plus de dix ans que ce m ythomane veut prendre le pouvoir. Il a tout tenté. C’est un m enteur, car d’une part il n’est pas ivoirien et d’autre part il s’est plaint auparavant que c’est parce qu’il est musulman qu’il rencontre des difficultés. C’est faux ! Il n’est pas ivoirien mais burkinabé », affirme Aristide, faisant référence au concept d’« ivoirité » développé par le président Bédié dans les années 90 et qui a éloigné Ouattara des urnes en 2000. C’est principalement en invoquant cette ivoirité que les partisans de Laurent Gbagbo tentent de retirer toute légitimité à Ouattara pour diriger le pays.
Safiatou est originaire du Sénégal et récuse le procès d’intention fait à la France par les partisans de Laurent Gbagbo : « Lorsqu’Abdoulaye Wade a été élu président du Sénégal, pour beaucoup c’était le candidat des Français. Aujourd’hui plus personne ne te dira ça. Et Ouattara, s’il est arrivé jusque-là , c’est uniquement par ses propres moyens », assure-t-elle.
Aristide, qui ne porte pas Ouattara dans son cœur, craint que son pays d’origine sombre dans la guerre civile : « Si on continue comme ça, nous connaîtrons ce qui s’est passé au Libéria (où près de 150 000 personnes, la plupart des civils, ont perdu la vie dans les années 1990, ndlr). Mais je pense néanmoins que cela n’arrivera pas, car en Côte d’Ivoire nous avons la chance d’avoir soixante-dix ethnies. Au Rwanda, ça s’est embrasé car on a monté les deux ethnies du pays l’une contre l’autre. »
Pour nos interlocuteurs, l’ethnie n’explique peut-être pas tout mais c’est une notion qui rassure. « Ma mère vit dans un quartier à dominante musulmane où une grande mosquée a récemment été construite, mais elle vit en paix avec ses voisins et elle n’est pas menacée. Elle se balade sans problème, même dans les zones rurales », rapporte Anémone.
« En Côte d’Ivoire, ce sont des sociétés françaises (via deux filiales du groupe Bouygues, ndlr) qui gèrent l’eau et l’électricité », met en avant Aristide qui
Pour Aristide, le premier responsable de la situation actuelle est l’égo de Ouattara : « Cela fait plus de dix ans que ce m ythomane veut prendre le pouvoir. Il a tout tenté. C’est un m enteur, car d’une part il n’est pas ivoirien et d’autre part il s’est plaint auparavant que c’est parce qu’il est musulman qu’il rencontre des difficultés. C’est faux ! Il n’est pas ivoirien mais burkinabé », affirme Aristide, faisant référence au concept d’« ivoirité » développé par le président Bédié dans les années 90 et qui a éloigné Ouattara des urnes en 2000. C’est principalement en invoquant cette ivoirité que les partisans de Laurent Gbagbo tentent de retirer toute légitimité à Ouattara pour diriger le pays.
Safiatou est originaire du Sénégal et récuse le procès d’intention fait à la France par les partisans de Laurent Gbagbo : « Lorsqu’Abdoulaye Wade a été élu président du Sénégal, pour beaucoup c’était le candidat des Français. Aujourd’hui plus personne ne te dira ça. Et Ouattara, s’il est arrivé jusque-là , c’est uniquement par ses propres moyens », assure-t-elle.
Aristide, qui ne porte pas Ouattara dans son cœur, craint que son pays d’origine sombre dans la guerre civile : « Si on continue comme ça, nous connaîtrons ce qui s’est passé au Libéria (où près de 150 000 personnes, la plupart des civils, ont perdu la vie dans les années 1990, ndlr). Mais je pense néanmoins que cela n’arrivera pas, car en Côte d’Ivoire nous avons la chance d’avoir soixante-dix ethnies. Au Rwanda, ça s’est embrasé car on a monté les deux ethnies du pays l’une contre l’autre. »
Pour nos interlocuteurs, l’ethnie n’explique peut-être pas tout mais c’est une notion qui rassure. « Ma mère vit dans un quartier à dominante musulmane où une grande mosquée a récemment été construite, mais elle vit en paix avec ses voisins et elle n’est pas menacée. Elle se balade sans problème, même dans les zones rurales », rapporte Anémone.
« En Côte d’Ivoire, ce sont des sociétés françaises (via deux filiales du groupe Bouygues, ndlr) qui gèrent l’eau et l’électricité », met en avant Aristide qui

