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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Washington a écrit le 13 janvier 2011 à 1h07
@ TOUS.....(fin)...Le reveil de l'intellectuel africain.

« Je n’ai pas oublié le discours de Dakar », fulmine-t-elle. Elle ne reconnaît pas l’élection de Ouattara, l’homme des Occidentaux. Enfin, Beyala espère que Gbagbo et le peuple ivoirien « se battront jusqu’au bout pour ne point se faire dépouiller ».

C’est ici que se situe le paradoxe de la crise ivoirienne, nouveau maillon de la renaissance africaine. Dans les capitales du continent, on aime à s’aligner en masse derrière Gbagbo, le soutien de la communauté internationale ayant rendu Ouattara suspect. Je suis assailli, comme bien d’autres personnalités noires plus ou moins médiatisées, d’interpellations africaines m’intimant de prendre position pour le « digne frère » qui a dit « non » à la communauté internationale. Timeo Danaos et dona ferentes (« Je crains les Grecs, même quand ils font des offrandes. »). Alassane Ouattara risque de méditer toute sa vie cette citation. Trois cadeaux d’amis lui auront coûté une bonne part de l’opinion africaine, et peut-être plus : le consensus de la communauté internationale, l’ultimatum de Sarkozy à Gbagbo, et la nomination comme Premier ministre de Soro, à qui peu d’Africains reconnaissent une once d’aptitude à ce poste et que beaucoup accusent d’avoir conduit le pays là où il est. Et l’on exhume Marcoussis et la France qui a mis au même niveau un quarteron de rebelles et un État.

Aimé Césaire voulait que l’intellectuel parle pour rendre l’Afrique à ­elle-même. Dans la pièce de théâtre Une saison au Congo, il déclare : « Je parle et, attaquant à leur base oppression et servitude, je rends possible, pour la première fois possible, la fraternité. » L’Africain est de plus en plus convaincu que c’est à lui de s’exprimer ; que lorsque sa voix se fera audible, alors deviendra possible la fraternité de la communauté internationale. Il appartient à l’intellectuel de prendre la parole pour accompagner le peuple dans cette quête de renaissance et de respect, et à l’homme politique d’en tenir compte.
Gaston KELMAN
Merci de patienter...
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