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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Washington a écrit le 13 janvier 2011 à 1h06
@ TOUS.....(suite)...Le reveil de l'intellectuel africain.

Enfin, réveillés par l’ingérence de la communauté dite internationale, d’autres intellectuels entrent en lice, non sous l’anonymat propice d’un collectif stérile, mais bien en leur nom propre. Cela aura pris un mois. À ma connaissance, la première à y aller est Calixthe Beyala dans le numéro de Jeune Afrique daté du 26 décembre. Mais analysons en premier le texte intermédiaire en termes d’engagement de Tierno Monénembo, paru dans Le Monde du 4 janvier, sous le titre édifiant : « L’ONU recolonise l’Afrique ».

Monénembo disqualifie les candidats à la présidentielle ivoirienne, Bédié, Gbagbo, Ouattara, ce « trio maléfique qui a ruiné le pays ». On ne saura pas derrière lequel des deux derniers il s’engage. Néanmoins, il affirme ne pas contester « l’élection d’Alassane Ouattara ». Le bémol qui accompagne ce légitimisme a minima est lourd de sous-entendus : la communauté internationale ne doit pas prendre « des positions partisanes ». Partisanes, vous avez dit partisanes ! Si le choix de la communauté internationale est jugé partisan, alors tout est dit. Et quand le Renaudot 2008 se sent obligé de déclarer : « Nous ne soutenons pas Gbagbo », ce n’est pas de la psychologie de bistrot que de dire qu’il pense l’exact contraire. Personne n’exigera de lui plus de clarté, car « le pestiféré d’Abidjan n’a pas besoin » de son soutien, puisque « la diabolisation dont il est l’objet » l’a rendu « sympathique aux yeux de ses pires détracteurs ».

Calixthe Beyala ne s’encombre pas de contorsions stylistiques. L’intellectuelle s’engage avec un « J’accuse » clair et un choix net. Béchir Ben Yahmed­, directeur de la publication de Jeune Afrique, avait invité toute personne croyant « avoir de bonnes raisons de défendre Gbagbo » à s’exprimer dans ses colonnes. Beyala y affirme à contre-courant : « Gbagbo n’est pas seul ! » Il est donc défendable. Du point de vue juridique, elle pense, comme Monénembo, que ce n’est pas à la communauté internationale de désigner le président d’un pays. Elle ne croit ni en l’ONU, « minuscule club d’États riches », ni en l’Union africaine, sous la tutelle financière de l’Union européenne. Avec passion, elle défend son champion. Accuse-t-on le président du Conseil constitutionnel d’être un homme de Gbagbo, elle assume : c’est « le cas dans tous les pays du monde ». Elle doute de la capacité de Sarkozy à vouloir la démocratie en Afrique. « Je n’ai pas oublié le discours de Dakar », fulmine-
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