@ TOUS........Le reveil de l'intellectuel africain.
La crise post-électorale ivoirienne a fait (re)surgir une question : quel est le rôle des intellectuels africains dans les mouvements d'émancipation et de démocratisation des peuples du continent ? Entre l'anonymat des uns, la démagogie des autres et la réaction épidermique à l'arrogance occidentale, la réponse n'est pas évidente à trouver...
Quel que soit son dénouement, la crise ivoirienne entrera dans le répertoire des petits pas de la renaissance africaine. Au-delà du nouveau discours passe-partout qui brandit une Afrique avenir du monde, des mouvements de fond secouent ce continent qui se libère peu à peu du carcan postcolonial. Les peuples engagent une révolution pacifique et s’affranchissent à petits pas de la tutelle intellectuelle occidentale. Il reste à savoir quel rôle l’intellectuel africain jouera dans cette révolution.
Quand éclate la crise postélectorale ivoirienne, le silence de celui-ci détonne. La raison en est simple. Cette élite est formée à une opposition manichéenne à l’Occident. Quand, en 2007, Nicolas Sarkozy commit son discours de Dakar, la levée de boucliers fut immédiate pour fustiger cette iconoclastie. Ce qui ne devait être qu’un discours d’Européen plus ou moins gavé à la supériorité blanche – rien que de très banal – devint casus belli. Avec la Côte d’Ivoire, même si en filigrane l’ingérence occidentale est manifeste, nous sommes face à un problème afro-africain. Alors, comment faire ?
Puis un jour, le silence est rompu par un énigmatique « Collectif d’intellectuels franco-africains et de citoyens engagés » qui pond un insipide appel à la non-violence intitulé : « Non à toute intervention militaire en Côte d’Ivoire ! » Après un blabla conventionnel sur les méfaits de la guerre, qu’elle soit menée par un corps expéditionnaire « cinquante ans après les indépendances » ou par de « nouveaux tirailleurs ouest-africains », le collectif vitupère « les marchands de canons » et « les impérialismes d’un autre âge ». Ces « rares intellectuels [comme ils se désignent] qui n’ont pas peur de prendre leurs responsabilités » nous invitent à « inventer une solution pacifique ».
Seulement, avant d’inventer quoi que ce soit, il conviendrait de définir les responsabilités dans cette affaire. Ils ne s’y risqueront pas.
Enfin, réveillés par l’ingérence de la communauté dite internationale, d’autres intellectuels entrent en lice, non sous l’anonymat propice d’un collectif stérile, mais bien en leur nom pr
La crise post-électorale ivoirienne a fait (re)surgir une question : quel est le rôle des intellectuels africains dans les mouvements d'émancipation et de démocratisation des peuples du continent ? Entre l'anonymat des uns, la démagogie des autres et la réaction épidermique à l'arrogance occidentale, la réponse n'est pas évidente à trouver...
Quel que soit son dénouement, la crise ivoirienne entrera dans le répertoire des petits pas de la renaissance africaine. Au-delà du nouveau discours passe-partout qui brandit une Afrique avenir du monde, des mouvements de fond secouent ce continent qui se libère peu à peu du carcan postcolonial. Les peuples engagent une révolution pacifique et s’affranchissent à petits pas de la tutelle intellectuelle occidentale. Il reste à savoir quel rôle l’intellectuel africain jouera dans cette révolution.
Quand éclate la crise postélectorale ivoirienne, le silence de celui-ci détonne. La raison en est simple. Cette élite est formée à une opposition manichéenne à l’Occident. Quand, en 2007, Nicolas Sarkozy commit son discours de Dakar, la levée de boucliers fut immédiate pour fustiger cette iconoclastie. Ce qui ne devait être qu’un discours d’Européen plus ou moins gavé à la supériorité blanche – rien que de très banal – devint casus belli. Avec la Côte d’Ivoire, même si en filigrane l’ingérence occidentale est manifeste, nous sommes face à un problème afro-africain. Alors, comment faire ?
Puis un jour, le silence est rompu par un énigmatique « Collectif d’intellectuels franco-africains et de citoyens engagés » qui pond un insipide appel à la non-violence intitulé : « Non à toute intervention militaire en Côte d’Ivoire ! » Après un blabla conventionnel sur les méfaits de la guerre, qu’elle soit menée par un corps expéditionnaire « cinquante ans après les indépendances » ou par de « nouveaux tirailleurs ouest-africains », le collectif vitupère « les marchands de canons » et « les impérialismes d’un autre âge ». Ces « rares intellectuels [comme ils se désignent] qui n’ont pas peur de prendre leurs responsabilités » nous invitent à « inventer une solution pacifique ».
Seulement, avant d’inventer quoi que ce soit, il conviendrait de définir les responsabilités dans cette affaire. Ils ne s’y risqueront pas.
Enfin, réveillés par l’ingérence de la communauté dite internationale, d’autres intellectuels entrent en lice, non sous l’anonymat propice d’un collectif stérile, mais bien en leur nom pr

