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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Washington a écrit le 10 janvier 2011 à 19h25
On va terminer l’interview en demandant votre avis sur deux questions d’actualité. Aujourd’hui le Cameroun diversifie ses offres de partenariats bilatéraux, notamment en les rendant plus économiques avec des pays comme le Brésil, la Turquie, est-ce que vous pensez qu’on a une chance de rendre productif ce type de relation ?
C’est une opportunité car cette dépendance économique unilatérale des pays de la zone Franc vis-à-vis de la France observée depuis les indépendances, devient inacceptable au moment ou nos pays peuvent présenter les mêmes compétences et aptitudes. On doit de plus en plus viser plutôt des interdépendances. Il faut donc qu’à un moment donné les échanges se rééquilibrent. C’est ce à quoi on assiste en ce moment, au profit de ces nouveaux pays. Il faut savoir que lorsqu’on a une dépendance économique, il ya forcément quelque part une influence, voire une dépendance sur le plan politique. Economie et Politique sont ainsi liées. Si cette évolution peut libérer les énergies au Cameroun sur le plan économique, et je pense que ce sera le cas avec des hommes d’affaires qui vont dans ces pays là dénicher des partenaires, trouver des produits innovants, notamment en matière d’énergies renouvelables, ça c’est une très bonne nouvelle. Après, on est en droit d’attendre que ça se transforme en une sorte de libération sur le plan politique aussi. A condition qu’on sache bien discerner la nature et le contenu des offres de ces pays là, offres commerciales, offres de coopération économique et de coopération financière. Il y’a des pays qui proposent des packages alléchants, mais il ne faut pas qu’on renoue avec les travers des précédentes coopérations, et qu’on accepte tout sans critiquer.

2e sujet d’actualité, celle des terrains qui sont de plus en plus acquis par des chinois au Cameroun, notamment pour la culture du riz, mais pas du riz à consommation locale, mais du riz à exporter en Chine. Votre avis sur ce phénomène ?
Cette situation fait partie des limites que je relevais tout à l’heure. La question est simple. Quelle est la vision pour le pays ? Lorsqu’on attribue des parcelles à cultiver à des promoteurs étrangers, est-ce qu’on a pour objectif de résoudre la crise alimentaire locale qui frappe et qui va encore frapper avec une rare violence ? On ne peut pas être insensible à cela. Alors qu’on importe massivement du riz, on ne peut pas se permettre de cultiver du riz localement pour exporter, ça n’a aucun sens. Des politiques iraient dans ce sens seraient largement inadaptées. Et dire qu’il y’
Merci de patienter...
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