RFI : Pascale Affi Nguessan, à part la modeste Gambie, vous n’avez pas beaucoup d’alliés en Afrique de l’Ouest. Est-ce que vous n’êtes pas très, très isolé ?
PAN : Mais on peut être isolé sans avoir tort ! Monsieur Alassane Ouattara ne bénéficie d’aucune légitimité. Donc il faut que les chefs d’Etat qui le soutiennent, acceptent que le président Laurent Gbagbo gouverne avec le consentement des Ivoiriens, au lieu d’orchestrer de l’intérieur des actions de déstabilisation qui fragilisent la cohésion nationale.
RFI : Donc en fait, une intervention militaire de la Cédéao ou de toute autre organisation internationale, vous n’y croyez pas ?
PAN : Mais je pense que, entre la campagne agressive menée au lendemain du second tour et le ton plus courtois, empreint de sagesse, observé par ce même chef d’Etat, nous observons qu’il y a une bonne évolution. Qu’on a pris conscience de la réalité de l’élection en Côte d’Ivoire. On essaie de trouver des solutions pacifiques. Mais étant donné que les uns et les autres ont été très loin dans les accusations, dans les menaces, il faut donner le temps aux uns et aux autres de revenir progressivement à des attitudes plus objectives, pour sortir de cette crise post-électorale.
RFI : Vous pensez au président nigérian, Goodluck Jonathan ?
PAN : Par exemple, il y a certainement certains qui sont impliqués totalement dans ce complot et qui resteront indécrottables, mais je pense que la grande majorité des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest, ceux qui ont été abusés par la campagne orchestrée depuis Paris, ceux-là commencent à prendre conscience de la réalité.
RFI : Alassane Ouattara dit que, quoi qu’il arrive, vous ne tiendrez pas jusqu’à la fin de ce mois de janvier ? Qu’en pensez-vous ?
PAN : Mais nous verrons. Ce que j’observe, c’est qu’il est condamné à implorer, honteusement, une intervention militaire étrangère. Lorsqu’on a été élu par un public, on bénéficie de l’onction populaire. Cela se sent. Ce n’est pas le cas pour Monsieur Alassane Ouattara à l’heure actuelle.
RFI : Mais il répond que vous, vous ne tenez que grâce au soutien des militaires qui sont autour de vous, et notamment des mercenaires libériens.
PAN : Mais ça fait plusieurs fois qu’ils ont lancé des appels à la désobéissance civile, ils ont lancé des opérations villes-mortes. Ces messages ont été superbement ignorés par nos compatriotes qui ont vaqué tranquillement à leurs occupations. Là , ce ne sont pas des militaires qui poussent les gens à aller au marché. Le peuple de Côte d’Iv
PAN : Mais on peut être isolé sans avoir tort ! Monsieur Alassane Ouattara ne bénéficie d’aucune légitimité. Donc il faut que les chefs d’Etat qui le soutiennent, acceptent que le président Laurent Gbagbo gouverne avec le consentement des Ivoiriens, au lieu d’orchestrer de l’intérieur des actions de déstabilisation qui fragilisent la cohésion nationale.
RFI : Donc en fait, une intervention militaire de la Cédéao ou de toute autre organisation internationale, vous n’y croyez pas ?
PAN : Mais je pense que, entre la campagne agressive menée au lendemain du second tour et le ton plus courtois, empreint de sagesse, observé par ce même chef d’Etat, nous observons qu’il y a une bonne évolution. Qu’on a pris conscience de la réalité de l’élection en Côte d’Ivoire. On essaie de trouver des solutions pacifiques. Mais étant donné que les uns et les autres ont été très loin dans les accusations, dans les menaces, il faut donner le temps aux uns et aux autres de revenir progressivement à des attitudes plus objectives, pour sortir de cette crise post-électorale.
RFI : Vous pensez au président nigérian, Goodluck Jonathan ?
PAN : Par exemple, il y a certainement certains qui sont impliqués totalement dans ce complot et qui resteront indécrottables, mais je pense que la grande majorité des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest, ceux qui ont été abusés par la campagne orchestrée depuis Paris, ceux-là commencent à prendre conscience de la réalité.
RFI : Alassane Ouattara dit que, quoi qu’il arrive, vous ne tiendrez pas jusqu’à la fin de ce mois de janvier ? Qu’en pensez-vous ?
PAN : Mais nous verrons. Ce que j’observe, c’est qu’il est condamné à implorer, honteusement, une intervention militaire étrangère. Lorsqu’on a été élu par un public, on bénéficie de l’onction populaire. Cela se sent. Ce n’est pas le cas pour Monsieur Alassane Ouattara à l’heure actuelle.
RFI : Mais il répond que vous, vous ne tenez que grâce au soutien des militaires qui sont autour de vous, et notamment des mercenaires libériens.
PAN : Mais ça fait plusieurs fois qu’ils ont lancé des appels à la désobéissance civile, ils ont lancé des opérations villes-mortes. Ces messages ont été superbement ignorés par nos compatriotes qui ont vaqué tranquillement à leurs occupations. Là , ce ne sont pas des militaires qui poussent les gens à aller au marché. Le peuple de Côte d’Iv

