RFI : Mais quand on lit cet article 64, il n’y a que deux options : l’invalidation totale, ou pas d’invalidation du tout. Il n’y a pas d’invalidation partielle.
PAN : Non. Relisez tout l’ensemble du code électoral et vous trouverez les passages qui donnent la possibilité au Conseil constitutionnel, d’invalider des bureaux de vote, sans remettre en cause l’ensemble d’un scrutin.
RFI : Alors la dernière résolution de la Cédéao est claire. Si Laurent Gbagbo refuse de reconnaître sa défaite, l’emploi de la force peut devenir légitime. Est-ce que vous prenez toujours au sérieux, l’hypothèse d’une intervention militaire de la Cédéao ?
PAN : Cela n’a jamais été évoqué au cours des deux discussions que nous avons eues avec les médiateurs de la Cédéao de l’Union africaine.
RFI : Mais Laurent Gbagbo l’a dit. Il prend au sérieux cette éventualité. Est-ce qu’aujourd’hui c’est fini ? Vous avez changé d’avis ?
PAN : Non, mais nous sommes prêts à parer à toute éventualité. Nous sommes prêts à résister, comme nous le faisons depuis le 19 septembre 2002.
RFI : Et alors concrètement, si les soldats de la Cédéao débarquent en Côte d’Ivoire, qu’est-ce qui se passera à Abidjan ?
PAN : Mais s’ils viennent pour faire la guerre à la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire leur fera la guerre !
RFI : Depuis plusieurs jours, la radio-télévision ivoirienne, la RTI, diffuse des messages à caractère xénophobe. Du coup, beaucoup de ressortissants étrangers qui vivent en Côte d’Ivoire, craignent des représailles.
PAN : Quel genre de messages de caractère xénophobe et émanant de qui ? De quelle autorité ? Parce que moi, je suis en Côte d’Ivoire, je n’ai entendu à aucun moment un quelconque message xénophobe, en direction de quelque communauté étrangère installée en Côte d’Ivoire. Ces ressortissants n’ont aucun lien avec tout ce qui se trame à l’extérieur. Ces ressortissants n’ont, à aucun moment, pris position dans la crise. Donc, il n’y aucune raison qu’on les mêle de force à une crise qui ne les concerne pas.
RFI : Pas de risque de représailles contre ces ressortissants ?
PAN : Il n’y a pas de raison !
RFI : Pascale Affi Nguessan, à part la modeste Gambie, vous n’avez pas beaucoup d’alliés en Afrique de l’Ouest. Est-ce que vous n’êtes pas très, très isolé ?
PAN : Mais on peut être isolé sans avoir tort ! Monsieur Alassane Ouattara ne bénéficie d’aucune légitimité. Donc il faut que les chefs d’Etat qui le soutiennent, acceptent que le président Laurent Gbagbo gouverne avec le con
PAN : Non. Relisez tout l’ensemble du code électoral et vous trouverez les passages qui donnent la possibilité au Conseil constitutionnel, d’invalider des bureaux de vote, sans remettre en cause l’ensemble d’un scrutin.
RFI : Alors la dernière résolution de la Cédéao est claire. Si Laurent Gbagbo refuse de reconnaître sa défaite, l’emploi de la force peut devenir légitime. Est-ce que vous prenez toujours au sérieux, l’hypothèse d’une intervention militaire de la Cédéao ?
PAN : Cela n’a jamais été évoqué au cours des deux discussions que nous avons eues avec les médiateurs de la Cédéao de l’Union africaine.
RFI : Mais Laurent Gbagbo l’a dit. Il prend au sérieux cette éventualité. Est-ce qu’aujourd’hui c’est fini ? Vous avez changé d’avis ?
PAN : Non, mais nous sommes prêts à parer à toute éventualité. Nous sommes prêts à résister, comme nous le faisons depuis le 19 septembre 2002.
RFI : Et alors concrètement, si les soldats de la Cédéao débarquent en Côte d’Ivoire, qu’est-ce qui se passera à Abidjan ?
PAN : Mais s’ils viennent pour faire la guerre à la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire leur fera la guerre !
RFI : Depuis plusieurs jours, la radio-télévision ivoirienne, la RTI, diffuse des messages à caractère xénophobe. Du coup, beaucoup de ressortissants étrangers qui vivent en Côte d’Ivoire, craignent des représailles.
PAN : Quel genre de messages de caractère xénophobe et émanant de qui ? De quelle autorité ? Parce que moi, je suis en Côte d’Ivoire, je n’ai entendu à aucun moment un quelconque message xénophobe, en direction de quelque communauté étrangère installée en Côte d’Ivoire. Ces ressortissants n’ont aucun lien avec tout ce qui se trame à l’extérieur. Ces ressortissants n’ont, à aucun moment, pris position dans la crise. Donc, il n’y aucune raison qu’on les mêle de force à une crise qui ne les concerne pas.
RFI : Pas de risque de représailles contre ces ressortissants ?
PAN : Il n’y a pas de raison !
RFI : Pascale Affi Nguessan, à part la modeste Gambie, vous n’avez pas beaucoup d’alliés en Afrique de l’Ouest. Est-ce que vous n’êtes pas très, très isolé ?
PAN : Mais on peut être isolé sans avoir tort ! Monsieur Alassane Ouattara ne bénéficie d’aucune légitimité. Donc il faut que les chefs d’Etat qui le soutiennent, acceptent que le président Laurent Gbagbo gouverne avec le con

