Affi N’Guessan : "Nous sommes prêts à résister, comme nous le faisons depuis le 19 septembre 2002."
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Dans une interview accordée à RFI en date de ce vendredi 7 janvier, Affi N’Guessan, Président de Front Populaire Ivoirien (FPI) fait le point de la médiation africaine en cours en Côte d’Ivoire pour une sortie de crise pacifique tout en précisant les conditions de désignation M. Laurent Gbagbo comme Président élu lors du 2e Tour de la Présidentielle l’an dernier . S’agissant d’une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO, il a affiché la ferme détermination des Ivoiriens à résister.
RFI : Après la deuxième mission de la Cédéao, lundi 3 janvier 2011, est-ce que les choses ont évolué ?
Pascal Affi N’Guessan : On peut noter que les choses ont évolué, puisqu’il ne s’agit plus d’envoyer en Côte d’Ivoire une armée étrangère, pour installer un quelconque président, mais de trouver une solution négociée à la crise post-électorale. Donc, il y a une évolution.
RFI : Selon les émissaires de la Cédéao, Laurent Gbagbo s’est engagé pour une issue pacifique de la crise, sans aucun préalable. Est-ce que cela veut dire que le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo n’est plus un préalable ?
PAN : Non, là c’est un fait. Le fait que le président Laurent Gbagbo a été élu et que son élection a été proclamée de façon définitive par le Conseil constitutionnel, ça, c’est un fait établi. Sur toutes les autres questions, il est ouvert à la discussion.
RFI : Alors vous dites que Laurent Gbagbo a été légalement élu. Mais au terme de l’article 64 du code électoral ivoirien, est-ce que le Conseil constitutionnel avait vraiment le droit d’annuler le vote, dans seulement sept départements du pays ? N’avait-il pas l’obligation d’annuler, soit rien du tout, soit la totalité du vote ?
PAN : Les trois options sont laissées à l’appréciation du Conseil constitutionnel. Annuler des résultats dans des bureaux de vote, annuler totalement le scrutin ou valider le scrutin… Ces trois options sont possibles et valides.
RFI : Mais quand on lit cet article 64, il n’y a que deux options : l’invalidation totale, ou pas d’invalidation du tout. Il n’y a pas d’invalidation partielle.
PAN : Non. Relisez tout l’ensemble du code électoral et vous trouverez les passages qui donnent la possibilité au Conseil constitutionnel, d’invalider des bureaux de vote, sans remettre en cause l’ensemble d’un scrutin.
RFI : Alors la dernière résolution de la Cédéao est claire. Si Lau
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Dans une interview accordée à RFI en date de ce vendredi 7 janvier, Affi N’Guessan, Président de Front Populaire Ivoirien (FPI) fait le point de la médiation africaine en cours en Côte d’Ivoire pour une sortie de crise pacifique tout en précisant les conditions de désignation M. Laurent Gbagbo comme Président élu lors du 2e Tour de la Présidentielle l’an dernier . S’agissant d’une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO, il a affiché la ferme détermination des Ivoiriens à résister.
RFI : Après la deuxième mission de la Cédéao, lundi 3 janvier 2011, est-ce que les choses ont évolué ?
Pascal Affi N’Guessan : On peut noter que les choses ont évolué, puisqu’il ne s’agit plus d’envoyer en Côte d’Ivoire une armée étrangère, pour installer un quelconque président, mais de trouver une solution négociée à la crise post-électorale. Donc, il y a une évolution.
RFI : Selon les émissaires de la Cédéao, Laurent Gbagbo s’est engagé pour une issue pacifique de la crise, sans aucun préalable. Est-ce que cela veut dire que le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo n’est plus un préalable ?
PAN : Non, là c’est un fait. Le fait que le président Laurent Gbagbo a été élu et que son élection a été proclamée de façon définitive par le Conseil constitutionnel, ça, c’est un fait établi. Sur toutes les autres questions, il est ouvert à la discussion.
RFI : Alors vous dites que Laurent Gbagbo a été légalement élu. Mais au terme de l’article 64 du code électoral ivoirien, est-ce que le Conseil constitutionnel avait vraiment le droit d’annuler le vote, dans seulement sept départements du pays ? N’avait-il pas l’obligation d’annuler, soit rien du tout, soit la totalité du vote ?
PAN : Les trois options sont laissées à l’appréciation du Conseil constitutionnel. Annuler des résultats dans des bureaux de vote, annuler totalement le scrutin ou valider le scrutin… Ces trois options sont possibles et valides.
RFI : Mais quand on lit cet article 64, il n’y a que deux options : l’invalidation totale, ou pas d’invalidation du tout. Il n’y a pas d’invalidation partielle.
PAN : Non. Relisez tout l’ensemble du code électoral et vous trouverez les passages qui donnent la possibilité au Conseil constitutionnel, d’invalider des bureaux de vote, sans remettre en cause l’ensemble d’un scrutin.
RFI : Alors la dernière résolution de la Cédéao est claire. Si Lau

