ont bouleversé la donne en amenant au pouvoir les Hutus (massacre de Tutsi s’en est suivi). L’idéologie démocratique favorise en effet les plus nombreux ce qui a été, en Afrique, à contresens de l’ordre naturel qui s’était établi en plusieurs siècles.
C’est donc au nom d’une idéologie importée que fut ruiné un édifice politique séculaire. La France socialiste a totalement aidé les Hutus (militairement également). Le président du Kenya Arap Moï déclarait que la multiplicité des parties déboucherait sur le tribalisme et donc sur le chaos : “Le multipartisme est étranger à la tradition africaine. Si plusieurs parties existaient, ce ne serait que des alliances de groupes ethniques qui tenteraient de contrôler tous les rouages de l’Etatâ€. Le résultat des dernières à lections présidentielles au Kenya ont prouvé qu’Arap Moï voyait juste : avec seulement 36% des suffrages, ce membre de l’ethnie kalenjin ne l’a emporté que parce que les clivages tribaux ont été plus forts que l’habillage démocratique de partis constitués à l’européenne. Le principal parti d’opposition, le FORD a en effet éclaté en plusieurs noyaux ethniques regroupant les Luo, les Swahili, les Kikuyu et les Luhya, alors que la totalité des votes recueillis par les tendances tribales du FORD fut de 43.5% !!
Au Togo, on sait que le président Eyadéma doit son salut à l’armée togolaise, dont l’élite est constituée par les membres de l’ethnie du chef de l’état, les Kabyé.
Le président ougandais Museveni pense que †le multipartisme est un concept occidental. On ne doit pas copier tout ce qui vient de l’Occident et le transplanter ici. Nous devons développer notre propre modèle qui convient à notre cultureâ€.
Le roi Hassan II du Maroc déclare lui aussi : †Le plus grand danger de l’Afrique c’est qu’on a voulu lui faire prendre des modèles parlementaires européens, et je ne tiens pas du tout à ce que le Maroc tombe dan ce danger. Il a 2000 ans d’histoire, il a ses traditions, son passé et ses expériencesâ€.
La seule liberté qui reste à l’Afrique est un choix entre sombrer dans l’ordre imposé par la contrainte du parti unique ou dans le désordre et l’anarchie du multipartisme.
5 ans après la Baule, 7 chefs d’état ont perdu le pouvoir : Hissène Habré au Tchad, Moussa Traorè au Mali, Sassou-Nguesso au Congo, Didier Ratsiraka à Madagascar…quant aux présidents du Rwanda et du Burundi, c’est la vie qu’ils ont perdu. Même le Sénégal connait une situation difficile en Casamance : les rebelles veulent créer un état Diola qui engloberait la Casamance, la
C’est donc au nom d’une idéologie importée que fut ruiné un édifice politique séculaire. La France socialiste a totalement aidé les Hutus (militairement également). Le président du Kenya Arap Moï déclarait que la multiplicité des parties déboucherait sur le tribalisme et donc sur le chaos : “Le multipartisme est étranger à la tradition africaine. Si plusieurs parties existaient, ce ne serait que des alliances de groupes ethniques qui tenteraient de contrôler tous les rouages de l’Etatâ€. Le résultat des dernières à lections présidentielles au Kenya ont prouvé qu’Arap Moï voyait juste : avec seulement 36% des suffrages, ce membre de l’ethnie kalenjin ne l’a emporté que parce que les clivages tribaux ont été plus forts que l’habillage démocratique de partis constitués à l’européenne. Le principal parti d’opposition, le FORD a en effet éclaté en plusieurs noyaux ethniques regroupant les Luo, les Swahili, les Kikuyu et les Luhya, alors que la totalité des votes recueillis par les tendances tribales du FORD fut de 43.5% !!
Au Togo, on sait que le président Eyadéma doit son salut à l’armée togolaise, dont l’élite est constituée par les membres de l’ethnie du chef de l’état, les Kabyé.
Le président ougandais Museveni pense que †le multipartisme est un concept occidental. On ne doit pas copier tout ce qui vient de l’Occident et le transplanter ici. Nous devons développer notre propre modèle qui convient à notre cultureâ€.
Le roi Hassan II du Maroc déclare lui aussi : †Le plus grand danger de l’Afrique c’est qu’on a voulu lui faire prendre des modèles parlementaires européens, et je ne tiens pas du tout à ce que le Maroc tombe dan ce danger. Il a 2000 ans d’histoire, il a ses traditions, son passé et ses expériencesâ€.
La seule liberté qui reste à l’Afrique est un choix entre sombrer dans l’ordre imposé par la contrainte du parti unique ou dans le désordre et l’anarchie du multipartisme.
5 ans après la Baule, 7 chefs d’état ont perdu le pouvoir : Hissène Habré au Tchad, Moussa Traorè au Mali, Sassou-Nguesso au Congo, Didier Ratsiraka à Madagascar…quant aux présidents du Rwanda et du Burundi, c’est la vie qu’ils ont perdu. Même le Sénégal connait une situation difficile en Casamance : les rebelles veulent créer un état Diola qui engloberait la Casamance, la

