Les droits de l’homme contre l’Afrique :
L’idéologie des droits de l’homme est individualiste et universaliste ; en Afrique, où les cultures sont communautaires et cloisonnées, son application a amplifié le cataclysme.
Il importe de se rendre compte de la façon dont les occidentaux ont poussé les africains à adopter le modèle démocratique (surtout la France).
Dépendant pour leur survie des versements faits par la France, les africains durent se soumettre au diktat démocratique. Partout des troubles éclatèrent car le tribalisme qui couve sous l’ethnisme fût exacerbée, chaque groupe voulant le pouvoir pour les siens. À la suite de la déclaration de la Baule, qui imposait aux partenaires de la France l’option démocratique, il se produisit une atomisation politique : 260 partis politiques au Zaïre, 75 partis pour le Congo, 35 pour le Bénin… Le cyclone de la Baule a favorisé l’ethnisme, soit par la naissance de partis à base ethnique, soit en provoquant la constitution d’un “donjon†tribal dans lequel s’enferment ceux qui s’accrochent au pouvoir.
En Afrique précoloniale, le pouvoir traditionnel n’appartenait que rarement au plus nombreux ; bien au contraire, ceux qui le détenait constituaient généralement des minorités obéies et respectées par des majorités soumises. Le système démocratique permit au contraire aux plus nombreux d’obtenir le pouvoir ; de plus, ce système est profondément individualiste. Le système démocratique n’est donc pas adapté à l’Afrique. L’erreur aura été de croire que l’on peut transposer un système d’un continent à l’autre, en occultant totalement les réalités sur le terrain.
Pour exemple, le Rwanda : durant cinq siècles, les Tutsi (20 pour cent de la population) ont dominé les Hutus (80 pour cent de la population). Les colons belges et l’église catholique ont bouleversé la donne en amenant au pouvoir les Hutus (massacre de Tutsi s’en est suivi). L’idéologie démocratique favorise en effet les plus nombreux ce qui a été, en Afrique, à contresens de l’ordre naturel qui s’était établi en plusieurs siècles.
C’est donc au nom d’une idéologie importée que fut ruiné un édifice politique séculaire. La France socialiste a totalement aidé les Hutus (militairement également). Le président du Kenya Arap Moï déclarait que la multiplicité des parties déboucherait sur le tribalisme et donc sur le chaos : “Le multipartisme est étranger à la tradition africaine. Si plusieurs parties existaient, ce ne serait que des alliances de groupes ethniques qui tenteraient de contrôler tous les roua
L’idéologie des droits de l’homme est individualiste et universaliste ; en Afrique, où les cultures sont communautaires et cloisonnées, son application a amplifié le cataclysme.
Il importe de se rendre compte de la façon dont les occidentaux ont poussé les africains à adopter le modèle démocratique (surtout la France).
Dépendant pour leur survie des versements faits par la France, les africains durent se soumettre au diktat démocratique. Partout des troubles éclatèrent car le tribalisme qui couve sous l’ethnisme fût exacerbée, chaque groupe voulant le pouvoir pour les siens. À la suite de la déclaration de la Baule, qui imposait aux partenaires de la France l’option démocratique, il se produisit une atomisation politique : 260 partis politiques au Zaïre, 75 partis pour le Congo, 35 pour le Bénin… Le cyclone de la Baule a favorisé l’ethnisme, soit par la naissance de partis à base ethnique, soit en provoquant la constitution d’un “donjon†tribal dans lequel s’enferment ceux qui s’accrochent au pouvoir.
En Afrique précoloniale, le pouvoir traditionnel n’appartenait que rarement au plus nombreux ; bien au contraire, ceux qui le détenait constituaient généralement des minorités obéies et respectées par des majorités soumises. Le système démocratique permit au contraire aux plus nombreux d’obtenir le pouvoir ; de plus, ce système est profondément individualiste. Le système démocratique n’est donc pas adapté à l’Afrique. L’erreur aura été de croire que l’on peut transposer un système d’un continent à l’autre, en occultant totalement les réalités sur le terrain.
Pour exemple, le Rwanda : durant cinq siècles, les Tutsi (20 pour cent de la population) ont dominé les Hutus (80 pour cent de la population). Les colons belges et l’église catholique ont bouleversé la donne en amenant au pouvoir les Hutus (massacre de Tutsi s’en est suivi). L’idéologie démocratique favorise en effet les plus nombreux ce qui a été, en Afrique, à contresens de l’ordre naturel qui s’était établi en plusieurs siècles.
C’est donc au nom d’une idéologie importée que fut ruiné un édifice politique séculaire. La France socialiste a totalement aidé les Hutus (militairement également). Le président du Kenya Arap Moï déclarait que la multiplicité des parties déboucherait sur le tribalisme et donc sur le chaos : “Le multipartisme est étranger à la tradition africaine. Si plusieurs parties existaient, ce ne serait que des alliances de groupes ethniques qui tenteraient de contrôler tous les roua

