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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 5 janvier 2011 à 17h09
Mon sentiment sur le conflit ivoirien






Par Victory Toussaint, collaborateur à San Finna, hebdomadaire du Burkina Faso











Depuis ce matin 03/01/20111, passe en boucle dans les médias internationaux, une proposition des plus hérissantes au sujet de la sortie de crise en RCI. A la faveur de la venue de trois chefs d’Etat de la CEDEAO et du premier Ministre kenyan Raila Odinga en RCI, l’offre suivante a été faite au président Gbagbo : accepter de céder le pouvoir à Ouattara en contrepartie d’une impunité et de compensations financières dont il pourrait jouir dans un paradis américain ou autre. Mon sang n’a fait qu’un tour et je me dis que, décidément, la crise ivoirienne est un multi-révélateur.

Elle montre que la Justice est tombée en quenouille, qu’elle s’est abâtardie, récupérée par les forts du moment qui en font une administration au gré de leurs intérêts, à la tête du client.

A quel titre, au nom de quel Droit, de quelle Justice, peut-on octroyer l’impunité à quelqu’un qu’on estime coupable de crimes par destination imprescriptibles en raison de leur inhumanité ?

Des crimes dont on a confié la compétence à des juridictions internationales ?

Pourtant, les USA, la France…, s’engagent (alors qu’ils reprochent à Laurent Gbagbo et à son « clan » comme ils disent, des crimes de ces catégories) à lui promettent l’impunité !

C’est à vous fracasser la tête contre un mur d’acier !

Autre révélateur ! On savait que les colonisateurs français avaient une idée peu valorisante pour le Noir, quand ils disaient « y a bon Banania », qu’ils se fendaient en certification sur sa bonté, son innocuité, ils ont toujours pensé « Vous savez, ces gens-là, c’est le farniente ; ils n’en foutent peut-être pas une rame mais ils ne sont pas méchants pour un sou. Ils ne viendraient pas comme l’Arabe, le sourire aux lèvres et vous planter un couteau dans le dos ! ».

Nous sommes, pour eux, 50 ans après la Colonisation, restés de grands enfants dont on peut endormir la vigilance par de petites gâteries, des pacotilles de toujours. Qu’un Sarkozy ait cette opinion, rien d’étonnant au fond puisque l’homme du reste ne s’est pas gêné pour dire que les Africains n’étaient pas suffisamment rentrés dans l’Histoire mais que cela soit le sentiment d’un Barack Obama, c’est à vous mettre une balle dans la tête ! Il y a là comme la manifestation d’une erreur sur la personne. On a du mal à se convaincre que c’est cet homme en qui on avait tant de foi, pour lequel on aurait consenti bien
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