Depuis, son rapport est tenu secret. Contient-il des choses gênantes ? En tout cas, le silence qui entoure ce rapport est assourdissant. N’empêche, cela a eu le mérite de lézarder le mur de la coalition anti-Gbagbo. Jean Ping, président de la commission de l’Ua, Bai Koroma, Pedro Pires et Yayi pour le compte de la Cedeao ont foulé le sol ivoirien.
Résultat, le Président nigérian Goodluck Jonathan a abandonné l’usage de la force : « quand il y a dispute, c’est le dialogue qui résout tous les différends. Ce dialogue est en cours », a-t-il dit à la presse à l’issue de l’entretien avec les émissaires. Affable, souverainiste à souhait, Laurent Gbagbo, depuis l’éclatement de la crise post-électorale, n’a cherché à défier qui que ce soit par des déclarations désobligeantes. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué.
Instruit par sa qualité d’enseignant, il a préféré la pédagogie à des démonstrations grandiloquentes. Particule par particule, il est en passe de niveler l’opinion mondiale, initialement acquise totalement à la cause de Ouattara. Certes, ce n’est pas encore l’éclaircie dans le brouhaha créé par la nébuleuse. Mais, son offensive diplomatique porte peu à peu ses fruits. « La France ne prendra pas l’initiative d’une intervention militaire», a exclu Alain Juppé, ministre français de la Défense. « Les soldats français n’ont pas à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire », a soutenu, pour sa par-Nicolas Sarkozy. Hormis la ruse légendaire de la France, on peut dire que Laurent Gbagbo fait bouger à son avantage la ligne adverse.
Résultat, le Président nigérian Goodluck Jonathan a abandonné l’usage de la force : « quand il y a dispute, c’est le dialogue qui résout tous les différends. Ce dialogue est en cours », a-t-il dit à la presse à l’issue de l’entretien avec les émissaires. Affable, souverainiste à souhait, Laurent Gbagbo, depuis l’éclatement de la crise post-électorale, n’a cherché à défier qui que ce soit par des déclarations désobligeantes. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué.
Instruit par sa qualité d’enseignant, il a préféré la pédagogie à des démonstrations grandiloquentes. Particule par particule, il est en passe de niveler l’opinion mondiale, initialement acquise totalement à la cause de Ouattara. Certes, ce n’est pas encore l’éclaircie dans le brouhaha créé par la nébuleuse. Mais, son offensive diplomatique porte peu à peu ses fruits. « La France ne prendra pas l’initiative d’une intervention militaire», a exclu Alain Juppé, ministre français de la Défense. « Les soldats français n’ont pas à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire », a soutenu, pour sa par-Nicolas Sarkozy. Hormis la ruse légendaire de la France, on peut dire que Laurent Gbagbo fait bouger à son avantage la ligne adverse.

