euronews :
Quand la représentante des droits de l’Homme à l’ONU vous stigmatise et vous pointe du doigt, que répondez-vous ?
Laurent Gbagbo :
Ca, c’est un autre problème. Ca, c’est un autre problème auquel je veux bien répondre en long et en large. Aujourd’hui, quel est le problème en Côte d’Ivoire ! C’est-à -dire que des élections ont eu lieu. Le problème est de savoir qui les a gagnées. C’est ça le fond du problème. J’ai dit que je les ai gagnées parce que les institutions qui ont seules la responsabilité de dire qui a gagné disent que c’est moi. Les autres veulent dirent autre chose. Ils disent autre chose, mais ils voient bien qu’il n’y a pas de fondement de droit. Alors comme toujours dans ces cas, comme ils n’ont pas d’arguments sur le fond de la question, c’est-à -dire qui a gagné les élections, ils brandissent, ils font un glissement, et ils brandissent les droits de l’Homme. En 2000, quand j’ai été élu, c‘était exactement le même scénario. Ils ont fabriqué des charniers. Ils ont dit : voilà des charniers, c’est Gbagbo qui les a faits. J’ai ordonné à la justice de travailler. Elle a travaillé, le procès a eu lieu, les gendarmes qui étaient accusés ont été acquittés.
euronews :
Est-ce que les forces de l’ONUCI sont impartiales en Côte d’Ivoire ?
Laurent Gbagbo :
Elles ne sont plus impartiales.
euronews :
Depuis quand ?
Laurent Gbagbo :
Depuis cette dernière élection. Parce que nous, nous les avons considérées comme une force impartiale depuis, disons 2003/2004. Mais dès l’instant où leur chef…
euronews :
Qui vous met directement en cause…
Laurent Gbagbo :
Que moi, je remets directement en cause. Que moi, je mets directement en cause. Je pense que les gens de l’ONUCI, il faut qu’ils soient plus sages. Ils savent très bien qu’avec la montée des tensions, ce qu’on leur reproche, ils savent très bien que le gouvernement de Côte d’Ivoire a demandé leur départ. Moi j’ai dit aux gens de ne pas les brusquer. J’ai lancé un appel solennel aux gens de ne pas les brusquer, mais nous avons demandé leur départ diplomatiquement et c’est diplomatiquement que nous l’obtiendront. Mais il faut qu’ils soient plus sages. Quand des gens qui viennent de l’extérieur veulent s’imposer parce qu’ils ont la force, c’est tout ce que cela donne.
euronews :
Donc la Côte d’Ivoire et Laurent Gbagbo sont victimes de l’extérieur ?
Laurent Gbagbo :
J’ai dit au début de ma campagne aux Ivoiriens qu’ils auront le choix entre un candidat pour la Côte d’Ivoire et un candidat pour l‘étranger. C’est
Quand la représentante des droits de l’Homme à l’ONU vous stigmatise et vous pointe du doigt, que répondez-vous ?
Laurent Gbagbo :
Ca, c’est un autre problème. Ca, c’est un autre problème auquel je veux bien répondre en long et en large. Aujourd’hui, quel est le problème en Côte d’Ivoire ! C’est-à -dire que des élections ont eu lieu. Le problème est de savoir qui les a gagnées. C’est ça le fond du problème. J’ai dit que je les ai gagnées parce que les institutions qui ont seules la responsabilité de dire qui a gagné disent que c’est moi. Les autres veulent dirent autre chose. Ils disent autre chose, mais ils voient bien qu’il n’y a pas de fondement de droit. Alors comme toujours dans ces cas, comme ils n’ont pas d’arguments sur le fond de la question, c’est-à -dire qui a gagné les élections, ils brandissent, ils font un glissement, et ils brandissent les droits de l’Homme. En 2000, quand j’ai été élu, c‘était exactement le même scénario. Ils ont fabriqué des charniers. Ils ont dit : voilà des charniers, c’est Gbagbo qui les a faits. J’ai ordonné à la justice de travailler. Elle a travaillé, le procès a eu lieu, les gendarmes qui étaient accusés ont été acquittés.
euronews :
Est-ce que les forces de l’ONUCI sont impartiales en Côte d’Ivoire ?
Laurent Gbagbo :
Elles ne sont plus impartiales.
euronews :
Depuis quand ?
Laurent Gbagbo :
Depuis cette dernière élection. Parce que nous, nous les avons considérées comme une force impartiale depuis, disons 2003/2004. Mais dès l’instant où leur chef…
euronews :
Qui vous met directement en cause…
Laurent Gbagbo :
Que moi, je remets directement en cause. Que moi, je mets directement en cause. Je pense que les gens de l’ONUCI, il faut qu’ils soient plus sages. Ils savent très bien qu’avec la montée des tensions, ce qu’on leur reproche, ils savent très bien que le gouvernement de Côte d’Ivoire a demandé leur départ. Moi j’ai dit aux gens de ne pas les brusquer. J’ai lancé un appel solennel aux gens de ne pas les brusquer, mais nous avons demandé leur départ diplomatiquement et c’est diplomatiquement que nous l’obtiendront. Mais il faut qu’ils soient plus sages. Quand des gens qui viennent de l’extérieur veulent s’imposer parce qu’ils ont la force, c’est tout ce que cela donne.
euronews :
Donc la Côte d’Ivoire et Laurent Gbagbo sont victimes de l’extérieur ?
Laurent Gbagbo :
J’ai dit au début de ma campagne aux Ivoiriens qu’ils auront le choix entre un candidat pour la Côte d’Ivoire et un candidat pour l‘étranger. C’est

