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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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MISSIPO MISSIPO a écrit le 3 janvier 2011 à 14h32
euronews :
Mais nous sommes au seuil de tout cela. La situation est tendue dans le pays…

Laurent Gbagbo :
Ce n’est pas la première fois que la situation est tendue en Côte d’Ivoire.

euronews :
Vous ne quitterez pas le pouvoir ?

Laurent Gbagbo :
Ecoutez, j’ai été élu. C’est plutôt à ceux qui n’ont pas été élus qu’il faut en parler.

euronews :
Si dans les semaines à venir la communauté internationale continue les pressions, vous ne quitterez pas le pouvoir ?

Laurent Gbagbo :
Mais pourquoi elle continuerait les pressions alors que c’est injuste ?

euronews :
Si dans les rues des violences sont commises, si des exactions sont commises de part et d’autre, quitterez-vous le pouvoir ?

Laurent Gbagbo :
Par qui ? Et il y a une question que je veux vous poser, que les gens ne se posent pas souvent. Même si tout de suite, je dis je quitte le pouvoir, qui donne la garantie que cela va amener la paix et que cela ne va pas amener des violences plus grandes que celles que l’on redoute ?

euronews :
Si des forces de la Cédéao (la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) interviennent en Côte d’Ivoire….

Laurent Gbagbo :
Elles auraient tort…

euronews :
Et que des jeunes Ivoiriens s’opposent aux forces militaires de la Cédéao, quitterez-vous le pouvoir ?

Laurent Gbagbo :
Je verrai. J’aviserai. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour le moment. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la discussion. Donc, nous discutons. Et je me demande pourquoi des gens qui prétendent avoir gagné contre moi ne veulent pas que l’on revisite les élections (que l’on recompte les bulletins de vote en Ivoirien, ndlr). Je ne demande que ça. Je demande que les gens viennent et que l’on revisite ces élections.

euronews :
Donc vous accusez vos adversaires d‘être à l’origine d’exactions lors du deuxième tour des élections ?

Laurent Gbagbo :
Mais bien entendu. Est-ce que dans des régions, on a frappé, maltraité, violé même des femmes, qui allaient voter Gbagbo ou pas ? C’est une question qui est quand même centrale.

euronews :
Quand la représentante des droits de l’Homme à l’ONU vous stigmatise et vous pointe du doigt, que répondez-vous ?

Laurent Gbagbo :
Ca, c’est un autre problème. Ca, c’est un autre problème auquel je veux bien répondre en long et en large. Aujourd’hui, quel est le problème en Côte d’Ivoire ! C’est-à-dire que des élections ont eu lieu. Le problème est de savoir qui les a gagnées. C’est ça le fond du problème. J’ai dit que je les ai gagnées parce que les insti
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