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Toli Sous le Manguier

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PANTHERE ‘(°_°)’ PANTHERE ‘(°_°)’ a écrit le 31 décembre 2010 à 19h51
À partir de février 1998, MiloÅ¡ević entreprend une série de massacres au Kosovo pour y provoquer une révolte de la population, albanaise à 88 %, et ainsi neutraliser son opposition sous prétexte d'urgence patriotique. En effet, après les accords de Dayton, la population de Serbie lui demande des comptes et vote contre lui : son parti perd les élections municipales de novembre 1996, et l'opposition devra manifester jour et nuit jusqu'en février 1997 pour qu'il finisse par reconnaître les vrais résultats. En juillet 1997, MiloÅ¡ević est néanmoins élu à la présidence de la "République fédérale de Yougoslavie"

Les massacres serbes au Kosovo qui, sous couleur de contre-insurrection, ont fait 2000 morts civils et 300 000 réfugiés, finissent par convaincre les dirigeants occidentaux, au bout de huit années de ses violences, que l'action militaire contre MiloÅ¡ević est nécessaire. Le 24 mars 1999, l'OTAN ordonne, contre l'opposition de la Russie au conseil de sécurité de l'ONU, des frappes aériennes qui forcent MiloÅ¡ević à signer les accords de Kumanovo du 10 juin 1999, où il s'engage à retirer ses troupes. Le même jour, le Conseil de Sécurité de l'ONU vote la Résolution 1244, qui prévoit une administration provisoire de l'ONU (MINUK) et une présence militaire dirigée par l'OTAN (KFOR)
Cette même année, il est inculpé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

En septembre 2000, il est battu à l’élection présidentielle fédérale par Vojislav KoÅ¡tunica et son régime est renversé en octobre 2000. Sous la pression d'un ultimatum américain fixant au 31 mars la date limite exigeant l'arrestation de Slobodan MiloÅ¡ević sous peine de sanctions économiques, la justice serbe le somme de se rendre. Les forces spéciales de la police donnent l'assaut le 31 mars 2001 mais les gardes du corps et les partisans de l'ancien président serbe parviennent à résister. Et ce n'est qu'après un siège de 33 heures, organisé par la police, qu'il se rend aux autorités. Il est arrêté le 1er avril 2001 pour abus de pouvoir et corruption et est livré à l'ONU par le gouvernement serbe en juin 2001. Son procès, qui a débuté le 12 février 2002, le fait comparaître devant le Tribunal Pénal International pour crimes contre l'humanité, infractions graves aux Conventions de Genève et violation des lois ou coutumes de la guerre. L'avocat français Maître Jacques Vergès qui avait offert ses services, n'a pas été retenu
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