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Toli Sous le Manguier

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Londonien Londonien de Londres a écrit le 30 décembre 2010 à 18h18
@tous

voici les vrais sources du conflit en cote d'ivoire.

Total en Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, aux termes d’un accord conclu le 22 octobre avec Yam’s Petroleum, détenu par l’architecte et homme d’affaires Pierre Fakhoury, le français Total a acquis une participation de 60 % dans le permis CI-100, tandis que Yam’s Petroleum conserve une participation de 25 % et que la société nationale, Petroci, détient les 15 % restants. Cette opération s’est faite au détriment des groupes BP, Shell, ENI, Lukoil et Vanco. Le montant déboursé par la firme française, s’il reste confidentiel, serait très (trop) élevé. Même si la zone est prometteuse : les réserves pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de barils. Situé dans les eaux territoriales près de la frontière ghanéenne, ce bloc possède « des similitudes géologiques avec le Ghana », explique Jacques Marraud des Grottes, directeur Afrique pour l’exploration et la production de Total. Le groupe, qui a investi 5 milliards de dollars en 2009 sur le continent, dont une grosse partie dans le golfe de Guinée, consacrera quelque 100 millions de dollars sur deux ans pour explorer son nouveau permis. « Rendez-vous dans dix-huit à vingt-quatre mois, lorsque nous aurons effectué les forages d’exploration ! » lance Jacques Marraud des Grottes.

Sur place, le partenaire ivoirien de Total, la Petroci, estime que « l’arrivée d’une major nous conforte sur le potentiel du pays », dixit son PDG, Kassoum Fadika. Après l’élection présidentielle ivoirienne, de nouveaux blocs offshore seront mis aux enchères. Selon nos informations, des majors ont déjà approché le pays, comme l’américain Marathon Oil. « Il y a des zones sur lesquelles, c’est vrai, la compétition et donc la surenchère sont plus importantes qu’il y a cinq ans, remarque le directeur de Total. Cela fait partie de notre métier. Et nous souhaitons aujourd’hui prendre plus de risques afin d’augmenter notre part d’exploration frontière. » Le groupe se dit tout simplement intéressé par toute la zone.

Selon l’expert international Duncan Clarke, « il y a aujourd’hui une trentaine d’acteurs, alors qu’ils n’étaient qu’une poignée au tournant de ce siècle ». Et la bataille ne fait que commencer. Outre la montée en puissance des sociétés nationales africaines (GNPC au Ghana, Sonangol en Angola, Petroci en Côte d’Ivoire…), le nombre de sociétés présentes sur toute la chaîne du secteur pétrolier – de l’exploration à la production, en passant par l’ingénierie –, actuellement de 500, pourrait atteindre que
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