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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Washington a écrit le 30 décembre 2010 à 14h17
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Enfin, ce quatrième point sera ma dernière observation. Il apparaît aux yeux de l'Afrique profonde des peuples, pas celle des chefs d'Etats des pays francophones uniquement de l'Afrique de l'Ouest – qui ont tous été choisis par l'ancienne puissance coloniale et ont été imposés à la présidence des Etats –, que le candidat désigné par l'étranger était Ouattara. C'est donc normal que la communauté dite internationale fasse tout pour l'introniser. Cela avait échoué en septembre 2002 avec l'invasion d'une rébellion armée par le Nord qui a conduit à la partition du pays. Marcoussis n'a pas réussi en 2006 à imposer un autre coup d'Etat institutionnel en laissant le chef des rebelles devenir ministre de la défense pour mieux contrôler l'armée nationale. Aujourd'hui, la communauté dite internationale sous l'égide des grandes multinationales tentent le tout pour le tout au risque de déclencher une guerre civile. La Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a été appelé à la rescousse pour apporter une adhésion africaine parce que tous ses membres sont sous influence monétaire du FMI. Appartient-il à un groupement économique de prendre ce type de décision politique qui relève de l'Union africaine ? Bien sûr que non et tout le monde le sait. Seulement, l'Union africaine avec la Lybie, l'Ouganda, le Rwanda, le Kenya, l'Ethiopie, la Mozambique, etc., est beaucoup moins manipulable et beaucoup de ces chefs d'Etat ont téléphoné au président Gbagbo pour lui apporter leur soutien.
Je finirai en disant que nous, Africains formés en France, sommes très bien formés et n'avons plus nullement besoin que nos anciens maîtres reviennent nous donner des leçons. C'est peut-être à notre tour de leur en donner – certes modestement – surtout sur l'Afrique et son évolution. Je peux rassurer mon collègue Christian Bouquet que la politique de l'immigration française de cette dernière décennie ayant conduit les cadres africains à envoyer de plus en plus leurs enfants au Canada, en Europe du Nord et de l'Est, aux Etats-Unis et en Asie, plus particulièrement en Chine, il y aura peu de risque à l'avenir de trouver des "tyrans" parmi eux. Le souhait pour ne pas dire désir ardent des africains est de les laisser développer leurs pays et que chacun s'occupe des problèmes de ses populations. Il faut espérer que Gbagbo ne soit pas assassiné comme le fut en son temps Thomas Sankara.
Merci de patienter...
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