suite et fin
Guillaume Soro, dont le mouvement contrôlait jusqu’en 2007 la moitié du territoire ivoirien, sait que la démocratie en Côte-d’Ivoire n’est pas un acquis, mais une valeur à conquérir. L’élection présidentielle ne s’est pas passée dans un climat apaisé. La violence, ou plutôt la guerre civile, qu’entraînera forcément l’usage de la force armée, sonnera pour toujours le glas de cette démocratie embryonnaire. Ce sera du reste une tentative affreuse pour nier les Ivoiriens. Non, la fin ne peut justifier n’importe quel moyen. Et que s’il existe un « combat juste », il n’autorise pas tout. Dans cette perspective, les chefs traditionnels ivoiriens ont eu la grandiose idée de demander à Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo de « prendre, chacun, un verre d`eau glacée et d`apaiser son cœur ». Car, ont-ils dit, « Dieu ne descendra pas sur terre pour leur parler ».
Les « îles sonnantes » pensent qu’une arme servant à défendre la démocratie en Côte-d’Ivoire ne peut être qu’une violence légitime. Soit ! Mais « aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires.
La violence en Côte d’Ivoire sera un échec total ; « l’on ne peut l’admettre, même contre la violence ». Ou alors, il faudra employer aussi la force à l’encontre des présidents usurpateurs… Et ils sont nombreux en Afrique. Mais on serait mal avisé d’attendre quelque chose de ce genre, de Guillaume Soro et de ses amis de la CEDEAO. En quelques jours, ils ont fait de la violence un moyen rationnel de régler les désaccords ivoiriens que reculer, serait à leurs yeux une défaite inacceptable. Est-on sûr, qu’une fois installé, Alassane Ouattara et le facétieux Guillaume Soro ne conserveront-ils pas le pouvoir par des moyens antidémocratiques ?
En un mois, quelque 14 000 Ivoiriens ont déjà fui vers le Liberia voisin. Certains ont été empêchés par des éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion alliée à Ouattara) de traverser la frontière, ont indiqué samedi les Nations unies. Combien faudra-t-il de réfugiés ou de morts pour arrêter l’escalade de la violence ? Pour les fêtes de fin d’année, Guillaume Soro, le premier, devrait s’offrir les écrits de Jean Paul Sartre...
Guillaume Soro, dont le mouvement contrôlait jusqu’en 2007 la moitié du territoire ivoirien, sait que la démocratie en Côte-d’Ivoire n’est pas un acquis, mais une valeur à conquérir. L’élection présidentielle ne s’est pas passée dans un climat apaisé. La violence, ou plutôt la guerre civile, qu’entraînera forcément l’usage de la force armée, sonnera pour toujours le glas de cette démocratie embryonnaire. Ce sera du reste une tentative affreuse pour nier les Ivoiriens. Non, la fin ne peut justifier n’importe quel moyen. Et que s’il existe un « combat juste », il n’autorise pas tout. Dans cette perspective, les chefs traditionnels ivoiriens ont eu la grandiose idée de demander à Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo de « prendre, chacun, un verre d`eau glacée et d`apaiser son cœur ». Car, ont-ils dit, « Dieu ne descendra pas sur terre pour leur parler ».
Les « îles sonnantes » pensent qu’une arme servant à défendre la démocratie en Côte-d’Ivoire ne peut être qu’une violence légitime. Soit ! Mais « aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires.
La violence en Côte d’Ivoire sera un échec total ; « l’on ne peut l’admettre, même contre la violence ». Ou alors, il faudra employer aussi la force à l’encontre des présidents usurpateurs… Et ils sont nombreux en Afrique. Mais on serait mal avisé d’attendre quelque chose de ce genre, de Guillaume Soro et de ses amis de la CEDEAO. En quelques jours, ils ont fait de la violence un moyen rationnel de régler les désaccords ivoiriens que reculer, serait à leurs yeux une défaite inacceptable. Est-on sûr, qu’une fois installé, Alassane Ouattara et le facétieux Guillaume Soro ne conserveront-ils pas le pouvoir par des moyens antidémocratiques ?
En un mois, quelque 14 000 Ivoiriens ont déjà fui vers le Liberia voisin. Certains ont été empêchés par des éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion alliée à Ouattara) de traverser la frontière, ont indiqué samedi les Nations unies. Combien faudra-t-il de réfugiés ou de morts pour arrêter l’escalade de la violence ? Pour les fêtes de fin d’année, Guillaume Soro, le premier, devrait s’offrir les écrits de Jean Paul Sartre...

