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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Mvog Mbi Mvog Mbi de Cornwall, P.E.I a écrit le 30 décembre 2010 à 13h31
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Manque de constance

En s’affichant d’emblée avec Alassane Ouattara, Guillaume Soro n’a sans doute pas voulu perdre le Nord et les ex-rebelles. Mais la Côte-d’Ivoire ne se limite pas au Nord, il y a aussi le Sud. L’Ouest et l’Est. Le chaos actuel résulte en partie de son incapacité à rassembler les Ivoiriens, trois ans durant lesquels il a été Premier ministre de Laurent Gbagbo. Il aurait pu se forger une carrure d’homme d’Etat. Rien de tel. Il préfère les gesticulations à l’accomplissement politique. Déjà, en 1999, il a approuvé et soutenu le coup d’Etat de Robert Guei. Puis il s’est opposé au Général pour rallier Alassane Outtara, exclu de la présidentielle 2000.

Profitant du tintamarre médiatique occidental, à sens unique et à géométrie variable, dans le seul but de sauvegarder les intérêts stratégiques des grandes puissances – la Côte-d’Ivoire regorge de réserves de pétrole et de gaz naturel -, Guillaume Soro monte plus au front qu’Alassane Ouattara. Il éclipse ainsi l’échec patent de sa tentative de prise de la RTI (Radio Télé ivoirienne) du 16 décembre dernier.

« La solution, c’est la force », martèle-t-il désormais. A-t-il mesuré les conséquences d’un éventuel recours à la force ?

La fin ne justifie pas tous les moyens

En fait, les seuls torts de Laurent Gbagbo, c’est de n’être pas assez « malléable » aux yeux de l’Occident, et d’avoir accepté le débat démocratique. S’il avait imité Blaise Compaoré, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso ou Paul Kagamé, des présidents qui se font réélire dès le premier tour avec des scores à la soviétique, le monde entier ne l’aurait pas blâmé. La CEDEAO -manipulée par Barack Obama (selon le New York Times, le président américain aurait téléphoné à son homologue nigérian pour lui promettre une assistance logistique -, qui envisage de recourir à la force pour déloger Laurent Gbagbo, n’est composée que de présidents contestés. Blaise Compaoré, par exemple, a verrouillé le Burkina Faso ; il ne tolère pas la contradiction politique. Et, aujourd’hui, il est le recteur de l’université de la morale.

Guillaume Soro, dont le mouvement contrôlait jusqu’en 2007 la moitié du territoire ivoirien, sait que la démocratie en Côte-d’Ivoire n’est pas un acquis, mais une valeur à conquérir. L’élection présidentielle ne s’est pas passée dans un climat apaisé. La violence, ou plutôt la guerre civile, qu’entraînera forcément l’usage de la force armée, sonnera pour toujours le glas de cette démocratie embryonnaire. Ce sera du reste une tentative affreuse pour nier les
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