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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Moubarack Moubarack a écrit le 29 décembre 2010 à 20h11
Ce n'est pas la première fois que M. Ouattara contribue à déstabiliser le pays, ni à s'appuyer sur ses réseaux français et surtout américains : en dehors des crises ouvertes et du développement d'une rébellion - laquelle s'est aujourd'hui ouvertement ralliée (M. Soro, devenant son premier ministre), la diplomatie internationale a obligé, depuis 2000, le camp Gbagbo à avaliser toutes les concessions (à commencer par la candidature même de M. Ouattara, dont beaucoup de sudistes nient encore l'origine ivoirienne) : commission électorale à sa dévotion, non-désarmement des rebelles au nord où l'administration d'Etat n'est pas rétablie, listes électorales truffées de cas douteux, etc.
L'autre camp ne sera pas en reste : il est connu qu'Abidjan et le sud sont ingouvernables pour M. Ouattara. Une guérilla à l'ouest, en continuation avec le Liberia ; une prise de pouvoir par l'armée loyaliste, en cas de graves troubles : autant de scenarii possibles en cas d'intervention armée. Les pressions et les sanctions notamment européennes en sont les préliminaires. Se rend-on bien compte à Paris, Bruxelles ou Washington des conséquences des ingérences actuelles ?
Quelles autres solutions sont envisageables actuellement ? La négociation, bien évidemment, par toutes les médiations possibles, à commencer par l'Union africaine, l'Eglise catholique - et un représentant des Nations unies autre que M. Choi, définitivement compromis pour avoir outrepassé sa fonction. Et à l'extérieur du pays, l'arrêt du formatage des opinions et des appels irresponsables à la prise de pouvoir dans la rue, dans le sang, la sueur et les larmes.
Si la boîte de Pandore des massacres s'ouvre cette semaine, les responsabilités historiques en seront, par avance, bien établies. Et les requiem cérémonieux à venir, dans la magnifique cathédrale d'Abidjan, n'y changeront rien : une fois de plus les grands leaders auront envoyé leurs militants au massacre, dernier moyen pour eux de négocier le pouvoir. p
Michel Galy
Politologue et sociologue, chercheur au centre d'études
sur les conflits
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