Quelle communauté internationale ?
Cette politique interventionniste de la France s'adosse désormais à la notion ambiguë de communauté internationale, pour instrumentaliser les dispositifs internationaux de règlement des conflits que ce soit à l'ONU, à l'Union Européenne, à l'Union Africaine ou à la CEDEAO, au sein desquels elle dispose d'importants réseaux d'influence, ce qui lui permet de faire passer « ses solutions politiques ».
C'est de ce registre international qui s'est grossi de « groupes internationaux de contact » que le pouvoir français est parvenu à faire avaliser les coups d'État perpétrés en Mauritanie ne 2008, et à Madagascar, et mieux encore à faire élire, avec le soutien de la prétendue communauté internationale, le général mauritanien, Mohamed Abdel Aziz.
Cette nouvelle forme d'intervention sous couvert de la légalité internationale et d'actions concertées entre les différentes institutions internationales, a incontestablement atteint sa maturation en Côte d'Ivoire, du coup d'État manqué du 19 septembre 2002 et de ses suites diplomatiques (la Conférence de Kléber en janvier 2003) à ce qu'il faut bien appeler un coup de force électoral de décembre 2010, orchestré par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.
Le passage en force de ce dernier, entouré pour l'occasion des ambassadeurs français et américains en poste à Abidjan, pour entériner définitivement les résultats « provisoires » proclamés par le Président de la Commission électorale, au siège du candidat déclaré « élu », et cela au titre d'un pouvoir de « certification » dont il disposerait, renvoie à une pratique totalement inédite dans l'histoire des Nations Unies.
Jamais l'ONU n'a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d'un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, Monsieur Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d'Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.
En brandissant l'argument de la communauté internationale, et en se prévalant d'un processus électoral sur lequel pèse des suspicions très lourdes et à terme grave de conséquences pour la stabilité de la Cô
Cette politique interventionniste de la France s'adosse désormais à la notion ambiguë de communauté internationale, pour instrumentaliser les dispositifs internationaux de règlement des conflits que ce soit à l'ONU, à l'Union Européenne, à l'Union Africaine ou à la CEDEAO, au sein desquels elle dispose d'importants réseaux d'influence, ce qui lui permet de faire passer « ses solutions politiques ».
C'est de ce registre international qui s'est grossi de « groupes internationaux de contact » que le pouvoir français est parvenu à faire avaliser les coups d'État perpétrés en Mauritanie ne 2008, et à Madagascar, et mieux encore à faire élire, avec le soutien de la prétendue communauté internationale, le général mauritanien, Mohamed Abdel Aziz.
Cette nouvelle forme d'intervention sous couvert de la légalité internationale et d'actions concertées entre les différentes institutions internationales, a incontestablement atteint sa maturation en Côte d'Ivoire, du coup d'État manqué du 19 septembre 2002 et de ses suites diplomatiques (la Conférence de Kléber en janvier 2003) à ce qu'il faut bien appeler un coup de force électoral de décembre 2010, orchestré par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.
Le passage en force de ce dernier, entouré pour l'occasion des ambassadeurs français et américains en poste à Abidjan, pour entériner définitivement les résultats « provisoires » proclamés par le Président de la Commission électorale, au siège du candidat déclaré « élu », et cela au titre d'un pouvoir de « certification » dont il disposerait, renvoie à une pratique totalement inédite dans l'histoire des Nations Unies.
Jamais l'ONU n'a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d'un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, Monsieur Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d'Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.
En brandissant l'argument de la communauté internationale, et en se prévalant d'un processus électoral sur lequel pèse des suspicions très lourdes et à terme grave de conséquences pour la stabilité de la Cô

