Bceao : transfert des comptes à Ouattara - Plus de virements bancaires pour les fonctionnaires !
La Banque centrale des états d’Afrique de l’ouest (Bceao) a fermé l’accès de Laurent Gbagbo aux comptes publics ivoiriens. Un cauchemar à l’horizon pour les fonctionnaires.
Le contexte économique ivoirien semble bien moins euphorique. La Banque centrale des états d’Afrique de l’ouest (Bceao), dépositaire des finances publiques de ses États-membres, dont fait partie la Côte d’Ivoire, a décidé de geler l’accès du président sortant Laurent GbaÂgbo à tous les comptes d’Etat ainsi que les comptes commerciaux, au profit du président sorti des urnes, Alassane Ouattara. En d’auÂtres terÂmes, M. Gbagbo n’a plus en main la gestion de l’argent de l’Etat et ne peut valablement plus signer de chèques encore moins retirer des fonds au nom du pays.
Où va-t-on retirer les salaires ?
Ce qui va faire peser une lourde hypothèque sur le paiement normal des salaires, les banques classiques étant désormais apathiques. En fait, le trésor public ivoirien détient un compte auprès de la Banque centrale auquel l’Etat se réfère pour toutes ses transactions financières importantes. C’est un découvert qui lui permet de disposer de liquidités afin de répondre à ses obligations financières. En théorie, cette mise à l’écart du candidat malheureux offre à Alassane Ouattara un accès illimité aux ressources publiques. La conséquence logique est que Laurent Gbagbo ne soit plus capable d’honorer ses engagements régaliens notamment payer les salaires des fonctionnaires et autres agents de l’Etat. Mais, selon Hubert Alloko, analyste financier, Laurent Gbagbo, pour contourner le piège pourrait être tenté de se rabattre sur les banques nationales comme Versus Bank, Banque nationale d’investissement (Bni), la Banque pour le financement de l’agriculture (Bfa) ou la Caisse nationale d’épargne (Cne). Un vain projet dans la mesure où ces banques, soumises à la Commission bancaire, un organe de l’union, ne peuvent se soustraire des directives sous-régionales. Restent alors les guichets du trésor public. Toutefois, dit M. Alloko, il faudra encore un peu plus pour assécher financièrement le président version Yao N’dré.
La Banque centrale des états d’Afrique de l’ouest (Bceao) a fermé l’accès de Laurent Gbagbo aux comptes publics ivoiriens. Un cauchemar à l’horizon pour les fonctionnaires.
Le contexte économique ivoirien semble bien moins euphorique. La Banque centrale des états d’Afrique de l’ouest (Bceao), dépositaire des finances publiques de ses États-membres, dont fait partie la Côte d’Ivoire, a décidé de geler l’accès du président sortant Laurent GbaÂgbo à tous les comptes d’Etat ainsi que les comptes commerciaux, au profit du président sorti des urnes, Alassane Ouattara. En d’auÂtres terÂmes, M. Gbagbo n’a plus en main la gestion de l’argent de l’Etat et ne peut valablement plus signer de chèques encore moins retirer des fonds au nom du pays.
Où va-t-on retirer les salaires ?
Ce qui va faire peser une lourde hypothèque sur le paiement normal des salaires, les banques classiques étant désormais apathiques. En fait, le trésor public ivoirien détient un compte auprès de la Banque centrale auquel l’Etat se réfère pour toutes ses transactions financières importantes. C’est un découvert qui lui permet de disposer de liquidités afin de répondre à ses obligations financières. En théorie, cette mise à l’écart du candidat malheureux offre à Alassane Ouattara un accès illimité aux ressources publiques. La conséquence logique est que Laurent Gbagbo ne soit plus capable d’honorer ses engagements régaliens notamment payer les salaires des fonctionnaires et autres agents de l’Etat. Mais, selon Hubert Alloko, analyste financier, Laurent Gbagbo, pour contourner le piège pourrait être tenté de se rabattre sur les banques nationales comme Versus Bank, Banque nationale d’investissement (Bni), la Banque pour le financement de l’agriculture (Bfa) ou la Caisse nationale d’épargne (Cne). Un vain projet dans la mesure où ces banques, soumises à la Commission bancaire, un organe de l’union, ne peuvent se soustraire des directives sous-régionales. Restent alors les guichets du trésor public. Toutefois, dit M. Alloko, il faudra encore un peu plus pour assécher financièrement le président version Yao N’dré.

