Reuters, Abidjan - mardi, 24 octobre 2000, 18h10) Le ministère de l'Intérieur a proclamé le général Robert Gueï. Son principal adversaire, Laurent Gbagbo, a aussitôt rejeté les résultats officiels et réaffirmé qu'il était le vainqueur du scrutin. Il se considère désormais comme le chef de l'Etat et entend continuer son action dans la rue. "Dès à présent, c'est moi le chef d'Etat de la Côte d'Ivoire. Je demande à tous les patriotes, de toutes les villes et des campagnes, de descendre dans la rue. A partir de cet instant, je considère le gouvernement de transition dissous", a dit Gbagbo. Au siège du Front populaire ivoirien (FPI), ses partisans furieux ont entrepris de marcher vers la caserne d'Akouedo d'où était parti le putsch du 24 décembre qui avait porté Gueï au pouvoir. "Gueï a choisi la voie de Milosevic. Nous le chasserons du pouvoir dans les 24 heures", a promis un militant du FPI dont le chef avait promis un scénario "à la yougoslave" en cas de fraude. Le directeur de l'administration territoriale du ministère de l'Intérieur, Daniel Bamba Cheikh, a expliqué que la CNE avait été dissoute parce qu'elle ne s'était pas montrée à la hauteur. Il a affirmé que Gueï l'avait emporté dès le premier tour avec 52,72% des voix, contre 41,02% à son principal adversaire. Cheikh a accusé certains partis, qu'il n'a pas nommés, de s'être livrés à des fraudes massives. (Reuters) vainqueur de l'élection présidentielle du 22 octobre et a dissous la Commission nationale électorale (CNE) qui avait organisé le scrutin

