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Toli Sous le Manguier

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HUM HUM a écrit le 27 décembre 2010 à 20h42
Tiens, quand les nationalistes ivoiriens flirtaient avec l'ingérence française

AFP, Paris, 24 octobre 2000 - 20h01) La France n'acceptera pas "la tentative de coup de force" en Côte d'Ivoire et en "tirera les conséquences", a déclaré, mardi soir, le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine. "Nous assistons à Abidjan à une tentative de coup de force. La France ne l'acceptera pas, ni l'Union européenne, et en tirera les conséquences", a affirmé M. Védrine. "La Commission nationale électorale (CNE) peut encore rétablir le cours du retour à une situation constitutionnelle", a ajouté le ministre dans une déclaration. M. Védrine n'a pas donné de précision sur ce que fera la France qui maintient un dispositif militaire de quelque 600 hommes, le 43e Bataillon d'Infanterie de marine (BIMa), basé à Port Bouët dans le sud d'Abidjan, à proximité de l'aéroport. Ce dispositif est prévu dans les accords de défense signés entre la France et la Côte d'Ivoire au début des années 60. D'autre part, L'Orage, un transport de chalands de débarquement (TCD) de la marine nationale, avec à son bord une compagnie d'infanterie de 120 hommes, se trouve actuellement au large, dans le golfe de Guinée. La première mission des troupes françaises est d'assurer la sécurité de l'ambassade et, si la situation le rendait nécessaire, celle de la communauté française, soit plus de 20.000 personnes pour l'ensemble de la Côté d'Ivoire. Le chef de la junte au pouvoir en Côte d'Ivoire, le général Robert Gueï, s'est proclamé, mardi, "premier président de la deuxième république", dans une allocution prononcée depuis le palais présidentiel. De son côté, le leader socialiste Laurent Gbagbo s'est aussi proclamé "chef de l'Etat de Côte d'Ivoire" et a appelé "tous les patriotes" à "faire barrage à l'imposture" Auparavant, le ministère ivoirien de l'Intérieur avait annoncé la dissolution de la CNE et a proclamé le général Robert Gueï, chef de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 24 décembre 1999, vainqueur avec 52,72% des suffrages. Selon le ministère de l'Intérieur, le leader socialiste a recueilli 41,02% des voix. Dès l'annonce de la dissolution de la CNE et de la victoire du général Gueï, Paris a lancé une mise en garde "contre toute tentative de contrarier la volonté exprimée par le peuple ivoirien". "La France demeure attachée à ce que la volonté exprimée par le peuple ivoirien soit pleinement respectée, et met en garde contre toute tentative de la contrarier", a déclaré le porte-parol
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