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Le Bamena Le Bamena de Bamena a écrit le 26 décembre 2010 à 8h52
IVOIREVERITE
Objet: CRISE IVOIRIENNE:Gros malaise à l’ONUCI : Les militaires grognent contre Choï
À: renetitilo@yahoo.com
Date: Jeudi 23 décembre 2010, 17h53


Ça ne va plus à l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Les fonctionnaires, notamment les militaires qui y travaillent sous la responsabilité du Sud-Coréen Choï, ne se sentent plus du tout à l’aise. Ils dénoncent l’entêtement de leur patron et ses choix multiples qui créent un certain désarroi en leur sein.

Sur le plan militaire, les collaborateurs de Choï qui ne cachent plus leur colère, ont le net sentiment de n’être plus dans le mandat qui les a envoyés en Côte d’Ivoire pour instaurer et accompagner la paix. Depuis la fin des opérations de vote et la posture qu’a prise leur premier responsable «en faisant de l’ONUCI, qui est venue faire la paix, un allié d’une opposition qui n’a pas de vision claire. Plus grave, les Forces nouvelles utilisent aujourd’hui tous les symboles de l’ONU pour combattre leurs frères d’armes. C’est unique au monde et nous ne comprenons pas cela», clame, dépité, un jeune soldat de l’ONUCI. «Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, tout le monde n’est pas Choï et tout le monde ne pense pas comme Choï. Nous sommes des humains. Nous avons fait les bancs et nous réfléchissons. Tous les jours, nous sommes interpellés (en tout cas certains d’entre nous) par des amis, des parents lointains qui habitent ici et qui pensent que nous voulons les tuer».

Selon le militaire onusien, la réponse qu’ils donnent à tous ceux qui les interpellent, c’est d’écrire à leurs pays respectifs pour dénoncer ce qu’ils voient et attirer ainsi l’attention de leurs présidents de la République. A l’ONUCI, la déchirure est si profonde aujourd’hui que tous ceux qui estiment qu’il faut revenir au plus vite à la mission initiale de l’ONUCI, qu’ils soient administratifs ou militaires, sont automatiquement écartés. Il en est ainsi de ceux qui ont voulu parler du rapport des observateurs de l’Union africaine dont des membres ont été séquestrés à Korhogo, libérés et exfiltrés de la ville par les militaires de l’ONUCI présents le jour du vote dans la ville. «Choï ne voulait pas en entendre parler. Il a banalisé le rapport et l’a jeté loin de lui. Pour lui, ce sont des conneries», raconte amer, un fonctionnaire.

Un autre militaire raconte aussi qu’on les envoie à la rencontre de certaines communautés ivoiriennes pour leur dire : «Soulevez-vous, soulevez-vous !».

Seulement, quand ils y vont, ils trouvent sur place des gens paisibles
Merci de patienter...
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