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Du point de vue juridique, le registre foncier du canton de Genève assure que l’acte de vente répondait aux conditions requises pour son inscription, « notamment pour ce qui est de la procuration de M. Gbagbo dont la signature a été légalisée par le directeur de cabinet adjoint au ministère des affaires étrangères, dont la signature a elle-même été authentifiée par l’ambassade de Suisse en Côte d’Ivoire ».
Le cabinet suisse Goerg, qui s’est occupé de la vente, n’a pas souhaité donner d’informations sur ce sujet. Selon une source politique ivoirienne à Genève, « ce n’est pas à un directeur adjoint des affaires étrangères de signer l’autorisation d’une vente de 12 millions d’euros ».
Compte français alimenté par l’héritage « houphouétien »
Tout en refusant de se prononcer sur les détails financiers de la vente de la maison, la société La Capite 110 SA affirme que « la maison a été estimée par un expert et que cette transaction a été effectuée dans les règles ».
Déjà , entre 2005 et 2008, les opposants de Laurent Gbagbo l’avaient accusé de vouloir « brader le patrimoine immobilier d’Houphouët-Boigny » en France. L’avocat Yaya Sanogo avait alors rétorqué que ces biens étaient « dans un état de délabrement avancé » et qu’au contraire, le président souhaitait les rénover.
Une douzaine d’appartements parisiens et de pavillons de banlieue auraient déjà été cédés, toujours « pour le compte de l’État », avec le même numéro de compte de la Société générale. À l’heure où la communauté internationale cherche à bloquer l’accès de Laurent Gbagbo aux comptes de l’État ivoirien, l’existence de ce compte français alimenté par la vente de l’héritage « houphouétien » intrigue.
Laure de GONNEVILLE, à Genève
Du point de vue juridique, le registre foncier du canton de Genève assure que l’acte de vente répondait aux conditions requises pour son inscription, « notamment pour ce qui est de la procuration de M. Gbagbo dont la signature a été légalisée par le directeur de cabinet adjoint au ministère des affaires étrangères, dont la signature a elle-même été authentifiée par l’ambassade de Suisse en Côte d’Ivoire ».
Le cabinet suisse Goerg, qui s’est occupé de la vente, n’a pas souhaité donner d’informations sur ce sujet. Selon une source politique ivoirienne à Genève, « ce n’est pas à un directeur adjoint des affaires étrangères de signer l’autorisation d’une vente de 12 millions d’euros ».
Compte français alimenté par l’héritage « houphouétien »
Tout en refusant de se prononcer sur les détails financiers de la vente de la maison, la société La Capite 110 SA affirme que « la maison a été estimée par un expert et que cette transaction a été effectuée dans les règles ».
Déjà , entre 2005 et 2008, les opposants de Laurent Gbagbo l’avaient accusé de vouloir « brader le patrimoine immobilier d’Houphouët-Boigny » en France. L’avocat Yaya Sanogo avait alors rétorqué que ces biens étaient « dans un état de délabrement avancé » et qu’au contraire, le président souhaitait les rénover.
Une douzaine d’appartements parisiens et de pavillons de banlieue auraient déjà été cédés, toujours « pour le compte de l’État », avec le même numéro de compte de la Société générale. À l’heure où la communauté internationale cherche à bloquer l’accès de Laurent Gbagbo aux comptes de l’État ivoirien, l’existence de ce compte français alimenté par la vente de l’héritage « houphouétien » intrigue.
Laure de GONNEVILLE, à Genève

