Drôle d'homme de foi, complice de toutes les atrocités commis par le régime gbagbo!
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A son Eminence le Cardinal Bernard Agré
Article publié le: 25 Décembre 2010 - Auteur: Venance Konan - Source: Site web : http://www.venancekonan.com
Le 23 décembre dernier, j'ai écouté le cardinal Bernard Agré à la télévision ivoirienne caporalisée par M. Laurent Gbagbo. Son Eminence a d'abord demandé que l'on ait une pensée pour les personnes qui avaient perdu la vie au cours des évènements des jours précédents, ainsi que pour leurs enfants et proches qui célèbreront Noël sans leur présence. Sur la crise elle-même, Bernard Agré, qui s'est présenté comme un simple pasteur, a rappelé que dans tous les pays du monde il y a une constitution qui s'impose à tous, et que notre constitution dispose qu'en matière d'élection, c'est le Conseil constitutionnel qui a le dernier mot. Ce qui signifie que lorsque le Conseil constitutionnel s'est prononcé, tout le monde doit s'incliner. Et pour illustrer son propos, il a pris l'exemple de la France où c'est le Conseil constitutionnel qui avait déclaré M. Sarkozy vainqueur de Madame Royal. Il a aussi pris l'exemple des Etats-Unis où c'est la Cour suprême qui avait départagé Georges W. Bush et Al Gore. Enfin, le cardinal s'est insurgé contre les ingérences de la communauté internationale qui ne sait que semer le chaos, comme elle l'a fait en Irak, avant de citer l'exemple du petit Vietnam qui avait réussi à défaire d'aussi grandes puissances que la France et les Etats Unis. Votre Eminence, dois-je vous rappeler que l'une des valeurs cardinales de la doctrine chrétienne est la Vérité ? Cette doctrine dit que Dieu a envoyé son fils Jésus sur terre pour dire la Vérité au Hommes. Et ce n'est pas par hasard que Jésus ponctuait tous ses sermons de ces mots : « en vérité je vous le dis ». Il est écrit dans le livre sacré des chrétiens, à Jean 14, « Et la Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Votre Eminence, les deux vérités que vous auriez dû dire à vos ouailles, et, au-delà d'eux, à tous les Ivoiriens, sont celles-ci. La première est qu'en 2005, à Pretoria, devant la méfiance qui régnait entre tous les acteurs politiques Ivoiriens, nos leaders politiques, avec à leur tête le chef d'Etat d'alors, M. Laurent Gbagbo, ont décidé que les résultats de ces élections-ci soient certifiés in fine par les Nations Unies. Et celles-ci ont
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A son Eminence le Cardinal Bernard Agré
Article publié le: 25 Décembre 2010 - Auteur: Venance Konan - Source: Site web : http://www.venancekonan.com
Le 23 décembre dernier, j'ai écouté le cardinal Bernard Agré à la télévision ivoirienne caporalisée par M. Laurent Gbagbo. Son Eminence a d'abord demandé que l'on ait une pensée pour les personnes qui avaient perdu la vie au cours des évènements des jours précédents, ainsi que pour leurs enfants et proches qui célèbreront Noël sans leur présence. Sur la crise elle-même, Bernard Agré, qui s'est présenté comme un simple pasteur, a rappelé que dans tous les pays du monde il y a une constitution qui s'impose à tous, et que notre constitution dispose qu'en matière d'élection, c'est le Conseil constitutionnel qui a le dernier mot. Ce qui signifie que lorsque le Conseil constitutionnel s'est prononcé, tout le monde doit s'incliner. Et pour illustrer son propos, il a pris l'exemple de la France où c'est le Conseil constitutionnel qui avait déclaré M. Sarkozy vainqueur de Madame Royal. Il a aussi pris l'exemple des Etats-Unis où c'est la Cour suprême qui avait départagé Georges W. Bush et Al Gore. Enfin, le cardinal s'est insurgé contre les ingérences de la communauté internationale qui ne sait que semer le chaos, comme elle l'a fait en Irak, avant de citer l'exemple du petit Vietnam qui avait réussi à défaire d'aussi grandes puissances que la France et les Etats Unis. Votre Eminence, dois-je vous rappeler que l'une des valeurs cardinales de la doctrine chrétienne est la Vérité ? Cette doctrine dit que Dieu a envoyé son fils Jésus sur terre pour dire la Vérité au Hommes. Et ce n'est pas par hasard que Jésus ponctuait tous ses sermons de ces mots : « en vérité je vous le dis ». Il est écrit dans le livre sacré des chrétiens, à Jean 14, « Et la Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Votre Eminence, les deux vérités que vous auriez dû dire à vos ouailles, et, au-delà d'eux, à tous les Ivoiriens, sont celles-ci. La première est qu'en 2005, à Pretoria, devant la méfiance qui régnait entre tous les acteurs politiques Ivoiriens, nos leaders politiques, avec à leur tête le chef d'Etat d'alors, M. Laurent Gbagbo, ont décidé que les résultats de ces élections-ci soient certifiés in fine par les Nations Unies. Et celles-ci ont

