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Pour Jean-Michel Nintcheu, député au sein du Social democratic front (SDF), principal parti de l'opposition :
« La rue camerounaise, qui semble soutenir majoritairement M. Gbagbo, n'est pas fondamentalement pro-Gbagbo, mais plutôt antifrançaise. »
Les premiers impliqués dans l'affaire ivoirienne sont d'ailleurs bien les partis d'opposition camerounais. Ainsi, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) envisage une marche ces prochains jours pour soutenir Laurent Gbagbo.
De même, l'Union des populations du Cameroun a pris fait et cause pour le président ivoirien sortant. Le 4 décembre, ce parti lui a adressé une lettre de félicitation pour son « éclatante victoire qui est le couronnement d'une lutte du peuple ivoirien. »
Mais au sein du SDF, la situation ivoirienne fait des vagues. Alors que le parti a officiellement reconnu la victoire du Président Gbagbo, Jean-Michel Nintcheu soutient que « les présidents africains, Paul Biya [le président camerounais, ndlr] en tête, gagneraient à apprendre la culture de l'alternance. »
Radios et TV multiplient les émissions
La rue et les médias n'échappent pas à l'engouement. « Coup d'Etat électoral contre coup d'Etat constitutionnel », titre Le Messager, « Un fauteuil pour deux », annonce le quotidien Mutations, « La crise ivoirienne secoue le SDF », lit-on dans La Nouvelle Expression, ou encore « Tout sur les accords qui ont vidé le pouvoir de Laurent Gbagbo » selon l'hebdomadaire Emergence. Tandis que radios et télévisions multiplient les émissions interactives.
Entre ceux qui voient dans l'attitude de la communauté internationale une ingérence qui ne vise qu'à écarter Laurent Gbagbo du pouvoir, et les autres qui pensent que celui-ci est un mauvais perdant, la mobilisation des Camerounais se fait sentir jusque dans les rues.
Comme devant un kiosque à journaux de la capitale camerounaise, mardi 21 décembre, où fuse un échange particulièrement corsé entre deux clients :
« Vous accusez les Blancs de vouloir chasser Gbagbo. Dites-moi si ce sont eux qui ont voté pour Ouattara.
– Ce ne sont pas les Blancs qui ont voté mais dis-moi où Ouattara a trouvé l'argent pour mener toute sa campagne et pourquoi les médias français le supportent de cette façon. »
Pour Céline, une étudiante :
« Laurent Gbagbo a publiquement accepté de respecter le verdict des urnes. Il ne doit pas ressortir aujourd'hui la carte du nationalisme parce qu'il a perdu. »
Mais pour son camarade Eric :
« La communauté internati
Pour Jean-Michel Nintcheu, député au sein du Social democratic front (SDF), principal parti de l'opposition :
« La rue camerounaise, qui semble soutenir majoritairement M. Gbagbo, n'est pas fondamentalement pro-Gbagbo, mais plutôt antifrançaise. »
Les premiers impliqués dans l'affaire ivoirienne sont d'ailleurs bien les partis d'opposition camerounais. Ainsi, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) envisage une marche ces prochains jours pour soutenir Laurent Gbagbo.
De même, l'Union des populations du Cameroun a pris fait et cause pour le président ivoirien sortant. Le 4 décembre, ce parti lui a adressé une lettre de félicitation pour son « éclatante victoire qui est le couronnement d'une lutte du peuple ivoirien. »
Mais au sein du SDF, la situation ivoirienne fait des vagues. Alors que le parti a officiellement reconnu la victoire du Président Gbagbo, Jean-Michel Nintcheu soutient que « les présidents africains, Paul Biya [le président camerounais, ndlr] en tête, gagneraient à apprendre la culture de l'alternance. »
Radios et TV multiplient les émissions
La rue et les médias n'échappent pas à l'engouement. « Coup d'Etat électoral contre coup d'Etat constitutionnel », titre Le Messager, « Un fauteuil pour deux », annonce le quotidien Mutations, « La crise ivoirienne secoue le SDF », lit-on dans La Nouvelle Expression, ou encore « Tout sur les accords qui ont vidé le pouvoir de Laurent Gbagbo » selon l'hebdomadaire Emergence. Tandis que radios et télévisions multiplient les émissions interactives.
Entre ceux qui voient dans l'attitude de la communauté internationale une ingérence qui ne vise qu'à écarter Laurent Gbagbo du pouvoir, et les autres qui pensent que celui-ci est un mauvais perdant, la mobilisation des Camerounais se fait sentir jusque dans les rues.
Comme devant un kiosque à journaux de la capitale camerounaise, mardi 21 décembre, où fuse un échange particulièrement corsé entre deux clients :
« Vous accusez les Blancs de vouloir chasser Gbagbo. Dites-moi si ce sont eux qui ont voté pour Ouattara.
– Ce ne sont pas les Blancs qui ont voté mais dis-moi où Ouattara a trouvé l'argent pour mener toute sa campagne et pourquoi les médias français le supportent de cette façon. »
Pour Céline, une étudiante :
« Laurent Gbagbo a publiquement accepté de respecter le verdict des urnes. Il ne doit pas ressortir aujourd'hui la carte du nationalisme parce qu'il a perdu. »
Mais pour son camarade Eric :
« La communauté internati

