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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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AFRICAN AFRICAN a écrit le 23 décembre 2010 à 15h01
@Tous
.... suite:

L’argument définitif du camp Gbagbo consiste au fond à asséner que le Conseil constitutionnel parce qu’il est le juge ultime de l’élection présidentielle peut déclarer président qui il veut et n’a de comptes à rendre à personne même lorsqu’il viole outrageusement la loi. Un argument imparable qui a reconduit Laurent Gbagbo à la tête d’une Côte d’Ivoire qui se rapproche dangereusement en cette fin d’année 2010 d’une déliquescence absolue et d’une sale guerre civile, celle qu’acteurs nationaux, régionaux et internationaux pensaient avoir finalement conjurée.
Les programmes diffusés par la télévision publique ivoirienne complètement contrôlée par le camp de Laurent Gbagbo depuis le lendemain de l’élection sont aussi ahurissants que redoutablement efficaces auprès d’une large frange d’une population jeune qui n’a connu que le marasme économique, la crise éducative et l’écroulement de tous ses repères depuis une vingtaine d’années. Elle est réceptive au discours des pseudo-intellectuels qui défilent sur les plateaux de la RTI pour leur expliquer que Gbagbo est victime d’un complot international parce qu’il est le seul authentique combattant de l’indépendance politique et économique de la Côte d’Ivoire et l’unique rempart contre le chouchou de « l’étranger », le président élu Alassane Ouattara.

La rhétorique nationaliste porte au-delà des frontières ivoiriennes, et jusque dans les maquis de plusieurs villes d’Afrique de l’ouest et même du centre. Pro et anti-Gbagbo Camerounais se sont violemment affrontés dans des bars de Douala. Comme à Paris où ce sont des Ivoiriens des deux bords politiques qui n’hésitent plus à régler leurs comptes au couteau. Les uns s’insurgent contre la volonté de la France et des grandes puissances d’imposer un président à la Côte d’Ivoire. Les autres rappellent que ce sont les Ivoiriens qui ont majoritairement accordé leurs voix à Ouattara le 28 novembre dernier. Les invités spéciaux de la RTI ont eux depuis longtemps relégué l’élection au second plan. Ils ne parlent que de néocolonialisme, de manque de respect pour les dignes institutions ivoiriennes, de lutte pour l’indépendance totale de l’Afrique et du courage exceptionnel de celui qui l’incarne à leurs yeux, Laurent Gbagbo.
Merci de patienter...
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