@Tous
Le second tour d’une élection présidentielle préparée pendant cinq ans a été organisé le 28 novembre dernier. Les conditions de la tenue de ce scrutin – notamment la présence de deux forces armées ivoiriennes sur le territoire - n’étaient certes pas idéales mais tous les acteurs politiques ont convenu de solliciter les suffrages de leurs concitoyens dans ces circonstances et sur la base d’une série de compromis imparfaits comme c’est le cas dans tout processus de paix. Sur le plan de l’organisation technique et logistique et des dispositifs visant à garantir la sincérité des résultats, l’élection censée sortir la Côte d’Ivoire de la crise a été l’une des plus crédibles du sous-continent subsaharien.
Le président sortant Laurent Gbagbo en tête à l’issue du premier tour a perdu au second essentiellement parce qu’il a réuni contre lui le Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara outrageusement dominant dans les régions du nord du pays et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de Henri Konan Bédié solidement implanté dans les régions du centre et de l’est. On peut disserter à longueur de journée sur l’inconséquence du vote régionaliste et ethnique et estimer que le candidat Gbagbo a été victime du poids démographique relativement faible de son électorat « captif » naturel lié à sa région d’origine et aux solidarités ethniques. Le fait est que les électeurs ivoiriens ont fait chacun un choix et que leurs suffrages agrégés ont donné une nette majorité de 54 % à Alassane Ouattara.
Mais on ne peut balayer du revers de la main les plaintes déposées auprès du Conseil constitutionnel par le candidat donné perdant, Laurent Gbagbo. Faisons l’hypothèse hautement improbable qu’une vaste obstruction des électeurs favorables au président sortant dans sept départements du nord et du centre ait permis à Ouattara d’écraser son adversaire au second tour, comme ce fut déjà le cas au premier. L’article 64 du code électoral ivoirien en vigueur est d’une inattaquable limpidité. Il prescrit l’annulation de l’élection en cas d’irrégularités de grande ampleur susceptibles de modifier le résultat final du scrutin et l’organisation d’une nouvelle élection dans les 45 jours. En aucun cas, il ne permettait au Conseil constitutionnel d’annuler les suffrages de près de 600 000 électeurs, de refaire les calculs et d’inverser sur cette base le résultat final du scrutin. La décision du Conseil constitutionnel était donc grossièrement illégale.
L’argument définitif du camp Gbagbo consiste au fond à assén
Le second tour d’une élection présidentielle préparée pendant cinq ans a été organisé le 28 novembre dernier. Les conditions de la tenue de ce scrutin – notamment la présence de deux forces armées ivoiriennes sur le territoire - n’étaient certes pas idéales mais tous les acteurs politiques ont convenu de solliciter les suffrages de leurs concitoyens dans ces circonstances et sur la base d’une série de compromis imparfaits comme c’est le cas dans tout processus de paix. Sur le plan de l’organisation technique et logistique et des dispositifs visant à garantir la sincérité des résultats, l’élection censée sortir la Côte d’Ivoire de la crise a été l’une des plus crédibles du sous-continent subsaharien.
Le président sortant Laurent Gbagbo en tête à l’issue du premier tour a perdu au second essentiellement parce qu’il a réuni contre lui le Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara outrageusement dominant dans les régions du nord du pays et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de Henri Konan Bédié solidement implanté dans les régions du centre et de l’est. On peut disserter à longueur de journée sur l’inconséquence du vote régionaliste et ethnique et estimer que le candidat Gbagbo a été victime du poids démographique relativement faible de son électorat « captif » naturel lié à sa région d’origine et aux solidarités ethniques. Le fait est que les électeurs ivoiriens ont fait chacun un choix et que leurs suffrages agrégés ont donné une nette majorité de 54 % à Alassane Ouattara.
Mais on ne peut balayer du revers de la main les plaintes déposées auprès du Conseil constitutionnel par le candidat donné perdant, Laurent Gbagbo. Faisons l’hypothèse hautement improbable qu’une vaste obstruction des électeurs favorables au président sortant dans sept départements du nord et du centre ait permis à Ouattara d’écraser son adversaire au second tour, comme ce fut déjà le cas au premier. L’article 64 du code électoral ivoirien en vigueur est d’une inattaquable limpidité. Il prescrit l’annulation de l’élection en cas d’irrégularités de grande ampleur susceptibles de modifier le résultat final du scrutin et l’organisation d’une nouvelle élection dans les 45 jours. En aucun cas, il ne permettait au Conseil constitutionnel d’annuler les suffrages de près de 600 000 électeurs, de refaire les calculs et d’inverser sur cette base le résultat final du scrutin. La décision du Conseil constitutionnel était donc grossièrement illégale.
L’argument définitif du camp Gbagbo consiste au fond à assén

