@ JOHN BARRICK
Voilà ce que déclarait le Nationaliste, légaliste et constitutionaliste GBAGBO le samedi 5 décembre 1998 au stade Ficgayo, à Yopougon en protestation contre la loi de 1995 qui portait révision de la loi constitutionnelle et du code électoral.
« " J`entends les gens dire, c`est une loi. Elle est déjà votée. On ne peut plus protester. Je voudrais vous dire ceci : tout citoyen de tout pays a le droit sacré de lutter contre une loi lorsque celle-ci va contre ses intérêts. Il ne faut pas vous laisser culpabiliser parce que vous voulez user de votre droit de républicain à manifester. Ceux qui vous accusent de vouloir marcher pour gâter la Côte d`Ivoire, répondez-leur du tac au tac : ``vous avez déjà gâté le pays, c`est pourquoi nous voulons marcher ``. Ce n`est pas une marche qui amène la guerre civile. C`est plutôt ceux qui sont contre une marche qui amènent la guerre civile. Houphouët-Boigny dont ils se réclament les héritiers a lutté contre la loi coloniale votée par l`Assemblée française. On les entend dire que Nelson Mandela est un grand combattant, un grand chef d`Etat. Et dans le même temps, ils nous demandent de ne pas lutter contre les lois de Bédié. Alors que Mandela a passé sa vie à lutter contre les lois des Blancs en Afrique du Sud.»
« L`apartheid n`était pas seulement un acte. C`était un dispositif de lois. Ceux qui nous accusent ne connaissant rien. Ce sont des ignorants qui n`ont jamais rien lu qui soutiennent qu`on ne lutte pas contre une loi déjà votée. Et ils veulent porter la contradiction à des gens qui lisent. En français, on oppose la légalité à la légitimité. La loi, c`est la légalité. Le combat que nous menons, c`est la légitimité du peuple. Nous opposons aux lois iniques la légitimité du peuple de Côte d`Ivoire. Voilà la différence qu`ils ne connaissent pas et qu`il faut que nous leur apprenions. Et voilà pourquoi nous devons nous dresser. Les lois, elles sont circonstancielles. Elles vont, elles reviennent.»
SANS COMMENTAIRES.
Voilà ce que déclarait le Nationaliste, légaliste et constitutionaliste GBAGBO le samedi 5 décembre 1998 au stade Ficgayo, à Yopougon en protestation contre la loi de 1995 qui portait révision de la loi constitutionnelle et du code électoral.
« " J`entends les gens dire, c`est une loi. Elle est déjà votée. On ne peut plus protester. Je voudrais vous dire ceci : tout citoyen de tout pays a le droit sacré de lutter contre une loi lorsque celle-ci va contre ses intérêts. Il ne faut pas vous laisser culpabiliser parce que vous voulez user de votre droit de républicain à manifester. Ceux qui vous accusent de vouloir marcher pour gâter la Côte d`Ivoire, répondez-leur du tac au tac : ``vous avez déjà gâté le pays, c`est pourquoi nous voulons marcher ``. Ce n`est pas une marche qui amène la guerre civile. C`est plutôt ceux qui sont contre une marche qui amènent la guerre civile. Houphouët-Boigny dont ils se réclament les héritiers a lutté contre la loi coloniale votée par l`Assemblée française. On les entend dire que Nelson Mandela est un grand combattant, un grand chef d`Etat. Et dans le même temps, ils nous demandent de ne pas lutter contre les lois de Bédié. Alors que Mandela a passé sa vie à lutter contre les lois des Blancs en Afrique du Sud.»
« L`apartheid n`était pas seulement un acte. C`était un dispositif de lois. Ceux qui nous accusent ne connaissant rien. Ce sont des ignorants qui n`ont jamais rien lu qui soutiennent qu`on ne lutte pas contre une loi déjà votée. Et ils veulent porter la contradiction à des gens qui lisent. En français, on oppose la légalité à la légitimité. La loi, c`est la légalité. Le combat que nous menons, c`est la légitimité du peuple. Nous opposons aux lois iniques la légitimité du peuple de Côte d`Ivoire. Voilà la différence qu`ils ne connaissent pas et qu`il faut que nous leur apprenions. Et voilà pourquoi nous devons nous dresser. Les lois, elles sont circonstancielles. Elles vont, elles reviennent.»
SANS COMMENTAIRES.

