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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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COOL COOL a écrit le 16 décembre 2010 à 16h53
SUITE …
Parler sans tabou du domaine colonial serait faire repentance, soit parce que l’ignorance ou la négligence entretenues depuis plusieurs générations font qu’il ne vient même pas à l’esprit de beaucoup que leur culture résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important. Nous devons dénoncer la confusion entre l’histoire et la politique dont nous autres Africains sommes otages, laquelle réduit la problématique à une opposition histoire contre mémoire. Ainsi les lois dites mémorielles qui ont mal posé les termes du débat, pour prendre l’exemple de la France, ont souvent confondu la morale et le savoir, la repentance et la reconnaissance de faits avérés. L’instrumentalisation à la fois de l’histoire et de la mémoire par les pouvoirs politiques, en France comme dans les ex-colonies ne permet pas de réfléchir sur la question avec toute l’objectivité que cela requière.

En nous sentant obligés de réagir par rapport à l’actualité politique du moment, nous voilà pris dans le jeu des divergences qui rendent encore plus confus le débat. Faisons œuvre utile en reconnaissant la responsabilité des acteurs concernés par les problématiques ayant trait à la mémoire, dans la constitution de nos Histoire Nationales tant sur l’histoire coloniale que sur les questions identitaires qui refont surface. La façon dont on les aborde en se libérant de la construction conceptuelle forgée par les colonisateurs suppose, il va de soi, que le savoir historique est objet de recherche sans jugements de valeur, sans faux souci de l’honneur national. L’histoire n’ayant pas à être contaminée par la politique. La description de cette quasi constante confusion des domaines est très intéressante. Nous avons donc obligation de bâtir, loin de tout communautarisme différencié et séparateur, une identité Camerounaise en mouvement, et substituer au mythe national narcissique une lecture chorale du monde, en mesurant complémentarités et dissonances. En d’autres termes, un universalisme véritable que l’intégrationniste à la Camerounaise n’a pas pleinement atteint.
Merci de patienter...
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