Il est certes opportun de nous intéresser avec intelligence et lucidité à l’héritage oublié de notre patrimoine historique national et notamment aux questions plus ou moins taboues que nous nous posons sur la réalité des mouvements de libération et le rôle joué par les différents acteurs et animateurs qui ont versé leur sang sur l’arène patriotique et dans l’intérêt de notre Triangle National. Nous devons focaliser notre propos sur les enjeux politiques de l’histoire coloniale qui souffre d’un manque de reconnaissance. Notre culture Nationale étant le fruit d’une alchimie féconde et cosmopolite dans laquelle se fonde des héritages et des mémoires forcément pluriels dont le fait colonial est partie prenante de l’histoire commune aux Africains.
L’identité nationale est un produit historique, c’est-à -dire une réalité construite par l’histoire et ancrée dans l’histoire. Cette identité nationale est une réalité indéniable, c’est aussi une donnée complexe et évolutive qui n’a rien à voir avec le concept inepte de Camerounais de souche qui semble subtilement se profiler dans les émotions que dégagent certains de nos écrits quand nous nous aventurons dans la description de certains aspects de notre Histoire. L’une des carences actuelles reste évidemment la compréhension, l’interprétation, l’enseignement et plus généralement le mode de transmission de cette mémoire vive collective aux nouvelles générations. Notre Afro Centrisme s’abreuve aux sources du mal à travers l’intérêt que nous portons hier comme aujourd’hui à une Histoire gangrenée par les spécialistes de la désinformation qui ont l’illusion que notre Histoire peut s’écrire sans Nous. Nous sommes imbibés de culture européenne et ne savons à peu près rien de notre construction historique. C’est évidemment sur ces mots qui disent les maux que le bât blesse.
L’identité nationale est un produit historique, c’est-à -dire une réalité construite par l’histoire et ancrée dans l’histoire. Cette identité nationale est une réalité indéniable, c’est aussi une donnée complexe et évolutive qui n’a rien à voir avec le concept inepte de Camerounais de souche qui semble subtilement se profiler dans les émotions que dégagent certains de nos écrits quand nous nous aventurons dans la description de certains aspects de notre Histoire. L’une des carences actuelles reste évidemment la compréhension, l’interprétation, l’enseignement et plus généralement le mode de transmission de cette mémoire vive collective aux nouvelles générations. Notre Afro Centrisme s’abreuve aux sources du mal à travers l’intérêt que nous portons hier comme aujourd’hui à une Histoire gangrenée par les spécialistes de la désinformation qui ont l’illusion que notre Histoire peut s’écrire sans Nous. Nous sommes imbibés de culture européenne et ne savons à peu près rien de notre construction historique. C’est évidemment sur ces mots qui disent les maux que le bât blesse.

