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BOURREZ LES URNES BOURREZ LES URNES a écrit le 14 décembre 2010 à 11h11
Ingérence, manipulation, refus du droit… : La France veut priver les africains d’élection


Dossier Contestation des résultats de la présidentielle 2010
On aura tout lu, tout vu et peut être vécu toutes les émotions avec cette énième crise ivoirienne consécutive à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. L’Union européenne qui n’est pourtant pas impliqué, au premier chef, dans l’élection ivoirienne vient de prendre des sanctions contre le président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire. Qui a été investi par le Conseil constitutionnel ivoirien, en toute conscience et en conformité avec les prérogatives que lui confère la constitution de ce pays. L’U.E a décidé du gel des avoirs des membres du régime de Laurent Gbagbo. La crise ivoirienne, dans laquelle, l’U.E s’invite à son aise est assez insolite. L’originalité de cette crise de trop se trouve dans la trouvaille de la communauté dite internationale ; qui se trouve être la France et un certain nombre d’organisations, internationales, régionales africaines et des pays occidentaux, qu’elle instrumentalise. Elle veut vaille que vaille imposer un président à la Côte d’Ivoire. Contre l’avis du Conseil constitutionnel ivoirien, seule institution habilitée, comme dans toutes les nations démocratiques, à proclamer un candidat vainqueur. En l’espèce, elle a déclaré le candidat Laurent Gbagbo, président de la République à l’issue du scrutin. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de la France et ses alliés ; qui avaient manifestement leur candidat (en l’occurrence Alassane Dramane Ouattara) avant l’élection. En dépit des déclarations officielles de l’Elysée tendant à faire croire que Paris n’avait aucun poulain. Et que la France entendait laisser faire le libre jeu de la démocratie. La rapidité de la condamnation de la décision du Conseil constitutionnel ivoirien et l’intensité des pressions exercées sur le régime du président Laurent Gbagbo par le président Nicolas Sarkozy et ses amis montrent bien, à l’évidence, que c’était un coup bien préparé. De toute évidence, la France n’est pas disposée à voir Laurent Gbagbo briguer un second mandat de 5 ans. Même s’il est le choix du peuple dans sa majorité. La France en a assez et s’est préparée par tous les moyens à faire partir celui qui est devenu son pire cauchemar, l’empêcheur de tourner en rond. Sinon comment comprendre qu’elle puisse s’accrocher à des résultats qu’elle sait provisoires. A savoir que ses résultats sont transitoires, temporaires ; elles sont
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