II- PROCLAMATION DES RESULTATS PAR LA CEI NULLE DANS LA FORME ET DANS LE FOND
Il n’est pas besoin d’être docteur en Droit pour reconnaître que la proclamation des résultats par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Mr Issouf Bakayoko, est nulle et de nul effet.
En premier lieu, on voit que dans la forme, il y a quelque chose de choquant.
En règle générale, les organes et institutions de ce genre prennent leurs décisions dans leurs sièges. Dans le cas de la CEI, c’est dans un hôtel où se trouvaient les responsables de l’Opposition (dont le candidat Alassane Ouattara) que le président de l’institution a procédé à sa proclamation. Même la journaliste de France 24, Tatiana Mossot, sur place à Abidjan, n’a pas manqué de relever l’incongruité de la prestation. Et c’est tout seul, escorté par deux militaires, sans être entouré de tout son staff qu’il a livré à la dérobée quelques résultats avant de conclure rapidement qu’Alassane Ouattara est vainqueur.
Toujours dans la forme, les Ivoiriens et autres Africains auront remarqué avec un sentiment d’humiliation que c’est devant des chaînes de télévision françaises que la déclaration a été lue par Mr Bakayoko, comme si la légitimation du pouvoir en Côte d’Ivoire était le fait de l’étranger et notamment de l’Hexagone.
Dans le fond, il suffit de relever la forclusion de la CEI puisque le mercredi 1er décembre à minuit, elle devait avoir impérativement proclamé les résultats provisoires, ce qu’elle ne fit pas. Sa parole n’avait donc plus d’effet, et lorsque le Conseil constitutionnel s’est saisi du dossier, la CEI était par le fait disqualifiée pour prononcer les résultats. Ca, ce sont des principes qui valent un peu partout et qui fondent le droit. Or, on veut faire avaler des choses contraires à la loi en décidant contre les lois de la République ivoirienne, contre la constitution ivoirienne, que c’est la CEI qui a raison à la place du Conseil constitutionnel.
Il n’est pas besoin d’être docteur en Droit pour reconnaître que la proclamation des résultats par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Mr Issouf Bakayoko, est nulle et de nul effet.
En premier lieu, on voit que dans la forme, il y a quelque chose de choquant.
En règle générale, les organes et institutions de ce genre prennent leurs décisions dans leurs sièges. Dans le cas de la CEI, c’est dans un hôtel où se trouvaient les responsables de l’Opposition (dont le candidat Alassane Ouattara) que le président de l’institution a procédé à sa proclamation. Même la journaliste de France 24, Tatiana Mossot, sur place à Abidjan, n’a pas manqué de relever l’incongruité de la prestation. Et c’est tout seul, escorté par deux militaires, sans être entouré de tout son staff qu’il a livré à la dérobée quelques résultats avant de conclure rapidement qu’Alassane Ouattara est vainqueur.
Toujours dans la forme, les Ivoiriens et autres Africains auront remarqué avec un sentiment d’humiliation que c’est devant des chaînes de télévision françaises que la déclaration a été lue par Mr Bakayoko, comme si la légitimation du pouvoir en Côte d’Ivoire était le fait de l’étranger et notamment de l’Hexagone.
Dans le fond, il suffit de relever la forclusion de la CEI puisque le mercredi 1er décembre à minuit, elle devait avoir impérativement proclamé les résultats provisoires, ce qu’elle ne fit pas. Sa parole n’avait donc plus d’effet, et lorsque le Conseil constitutionnel s’est saisi du dossier, la CEI était par le fait disqualifiée pour prononcer les résultats. Ca, ce sont des principes qui valent un peu partout et qui fondent le droit. Or, on veut faire avaler des choses contraires à la loi en décidant contre les lois de la République ivoirienne, contre la constitution ivoirienne, que c’est la CEI qui a raison à la place du Conseil constitutionnel.

