@ Speed (France) le 11/12/2010 Ã 13:29
Nous voilà rattrapés par notre nombrilisme à la sauce Camerounaise. Laissons de côté ces histoires de bac + 5 que je trouve superficielles et inappropriées sur le toli. La Charte du toli n’exige pas aux intervenants l’envoi d’un CV et de leurs diplômes. J’en suis un, mais cela ne fait pas de moi un spécialiste du « Je connais tout, devant tous et moi plus que les autres » Sartre dit à ce propos que l'homme est responsable de ce qu'il est et de qu'il fait, puisqu'il
« n'est rien d'autre que ce qu'il se fait ». Les bacs +5 sont nombreux à faire du benskin au pays, ils sont des victimes innocentes d’une conjoncture dont nos dirigeants sont les premiers responsables. Contentons nous du confortable refuge derrière des pseudos qui ne caractérisent personne en soi.
En ce lieu, nous n’avons besoin de nulle pédagogie. Le temps et l’espace nous manquent, résignons nous à dire avec précision et méthode ce que nous pensons des sujets mis au débat. Je ne suis pas un adepte du Penses ou Subis. Lorsque nous n’arrivons pas à admettre à une personne qui ne pense pas comme nous nos points de désaccord, on lui laisse le soin de développer et exposer librement son point de vue. Le simple échange peut amener l’autre à l’auto critique par l’explication de façon argumentée et non dogmatique de notre opinion. Nous permettons à l’autre de l’analyser, de la critiquer de façon constructive pour in fine nous enrichir mutuellement. Et c’est de loin l’un des nobles objectifs du débat.
Le choix d’un dirigeant politique ne doit pas se réduire au choix que l’on ferait d’un paquet de lessive en fonction des publicités qui nous submergent. L’école nous a fournis des outils nécessaires au développement de notre esprit critique. Ne transformons pas le toli en un théâtre ou on parle haut et fort. Restons humblement aux frontières de leurs similitudes, l'un des principaux avantages du théâtre étant sa facilité d'accès dont les représentations permettent d'accueillir une grande majorité de participants sans qu'il soit nécessaire de savoir lire pour y assister et comprendre. Il y a sur le toli des titulaires de doctorats, enseignant dans de grandes universités parisiennes, ils ne prendront jamais de vuvuzela pour venir le claironner.
On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter." Emmanuel Kant
Nous voilà rattrapés par notre nombrilisme à la sauce Camerounaise. Laissons de côté ces histoires de bac + 5 que je trouve superficielles et inappropriées sur le toli. La Charte du toli n’exige pas aux intervenants l’envoi d’un CV et de leurs diplômes. J’en suis un, mais cela ne fait pas de moi un spécialiste du « Je connais tout, devant tous et moi plus que les autres » Sartre dit à ce propos que l'homme est responsable de ce qu'il est et de qu'il fait, puisqu'il
« n'est rien d'autre que ce qu'il se fait ». Les bacs +5 sont nombreux à faire du benskin au pays, ils sont des victimes innocentes d’une conjoncture dont nos dirigeants sont les premiers responsables. Contentons nous du confortable refuge derrière des pseudos qui ne caractérisent personne en soi.
En ce lieu, nous n’avons besoin de nulle pédagogie. Le temps et l’espace nous manquent, résignons nous à dire avec précision et méthode ce que nous pensons des sujets mis au débat. Je ne suis pas un adepte du Penses ou Subis. Lorsque nous n’arrivons pas à admettre à une personne qui ne pense pas comme nous nos points de désaccord, on lui laisse le soin de développer et exposer librement son point de vue. Le simple échange peut amener l’autre à l’auto critique par l’explication de façon argumentée et non dogmatique de notre opinion. Nous permettons à l’autre de l’analyser, de la critiquer de façon constructive pour in fine nous enrichir mutuellement. Et c’est de loin l’un des nobles objectifs du débat.
Le choix d’un dirigeant politique ne doit pas se réduire au choix que l’on ferait d’un paquet de lessive en fonction des publicités qui nous submergent. L’école nous a fournis des outils nécessaires au développement de notre esprit critique. Ne transformons pas le toli en un théâtre ou on parle haut et fort. Restons humblement aux frontières de leurs similitudes, l'un des principaux avantages du théâtre étant sa facilité d'accès dont les représentations permettent d'accueillir une grande majorité de participants sans qu'il soit nécessaire de savoir lire pour y assister et comprendre. Il y a sur le toli des titulaires de doctorats, enseignant dans de grandes universités parisiennes, ils ne prendront jamais de vuvuzela pour venir le claironner.
On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter." Emmanuel Kant

